IRAK : Vous avez dit Viet-Nam ?

Publié le par Takeda Tetsuya

BAGDAD (AFP) - Trois soldats américains ont été tués mercredi matin dans une attaque à la roquette sur une base américaine, dans le sud de l'Irak, a-t-on appris de source militaire américaine.
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L'expression "tir indirect" désigne généralement un tir de roquette.

L'incident a eu lieu sur une base militaire américaine proche de Nassiriyah (350 km au sud de Bagdad).

Lundi, huit militaires américains avaient été tués au cours d'une seule journée. Cinq avaient péri dans un attentat suicide commis par un kamikaze portant une veste d'explosifs alors qu'ils patrouillaient à pied et faisaient des achats dans un quartier sunnite de l'ouest de Bagdad.

Trois autres soldats et leur interprète irakien ont été tués par une bombe dans l'est de la province de Diyala (centre-nord).

Le bilan total des pertes américaines depuis le début de la guerre en Irak en mars 2003 approche désormais le seuil symbolique des 4.000 morts.

En cinq ans, 3.987 soldats américains ont été tués, selon un bilan de l'AFP établi à partir de chiffres du site internet indépendant www.icasualties.org.

La plupart (environ 40%) ont péri dans l'explosion d'engins piégés au passage de leurs véhicules, d'après le décompte de ce site internet. Seuls 3% ont trouvé la mort dans des "tirs indirects", tirs de roquette ou de mortiers.

En 2008, 82 soldats américains ont été tués en Irak: 40 en janvier, 29 en février et 13 jusqu'à ce jour pour le mois de mars, toujours selon www.icasualties.com.

Le contingent américain s'élève actuellement à 158.000 hommes, selon le dernier chiffre du commandement américain.

Environ 2.000 GI's ont commencé la semaine dernière à quitter le pays dans le cadre du retrait annoncé de cinq brigades de combat --soit l'équivalent d'environ 30.000 hommes-- d'ici juillet.

La question d'un calendrier de retrait des troupes américaines reste sujet à controverse aux Etats Unis, et constitue l'un des principaux enjeux de l'élection présidentielle de novembre.

Près de 30.000 soldats avaient été envoyés en renfort en début 2007 sur le théâtre irakien, et en particulier à Bagdad, pour la mise en oeuvre d'une vaste plan de sécurisation de la capitale à partir de février de la même année.

Cette offensive, conjuguée à une habile stratégie de mobilisation d'anciens insurgés sunnites pour lutter contre Al-Qaïda et à une trêve de la principale milice chiite du pays, a permis une relative amélioration de la sécurité à Bagdad ainsi que dans plusieurs provinces.

Au cours des derniers mois, l'armée américaine a par ailleurs renforcé ses opérations dans le pays contre les groupes affiliés à Al-Qaïda, en particulier dans le centre et le nord, dans les provinces de Mossoul (nord), Diyala (centre-nord) et Salaheddine (centre-nord).

Le début de l'année a été cependant marqué par une hausse des violences et une reprise des attaques de grande envergure contre les civils, avec au moins trois attentats suicide (dont deux à Bagdad) ayant fait des dizaines de victimes.

Dans un nouveau rapport publié mardi, le Pentagone a estimé que les progrès enregistrés en Irak en matière de sécurité "restaient fragiles et réversibles" en raison de la menace d'Al-Qaïda et des extrémistes soutenus par l'Iran, ceci malgré une baisse des violences.

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