LE GUIGNOL EUROPÉEN

Publié le par Takeda Tetsuya

 


Après avoir traité la France de nazie, la commissaire luxembourgeoise à la Justice Viviane Reding récidive et dénonce aujourd’hui un "diktat" franco-allemand. Nicolas Sarkozy et Angela Merkel seraient selon elle coupables de vouloir régenter la gouvernance budgétaire de l’Union Européenne. Elle donne ainsi le beau rôle au président français, laissant croire qu’il s’oppose virilement à Bruxelles alors qu’il ne fait en pratique que capituler en rase campagne. Ce dernier a ainsi accepté le principe même d’un contrôle des budgets nationaux par une entité non élue et illégitime depuis le référendum de 2005, à savoir la commission européenne. Pire, il a accepté de voir un pays privé de ses droits de vote si une majorité d’autres pays le décident.

A croire que dans ce gigantesque théâtre de guignols qu’est devenu la politique européenne, tous les rôles sont soigneusement répartis afin de pérenniser un système en faillite économique et sociale.

Il n’en reste pas moins que l’accord de Deauville scellé par Sarkozy et Merkel est historique, puisqu’il grave dans le marbre la fin de la démocratie et la mort des nations.

Déjà privées de leur liberté, de leurs frontières et du pouvoir de battre leur monnaie, les Etats sont désormais soumis à la tutelle budgétaire de Madame Reding, représentante d’un paradis fiscal. Triste fin pour les nations libres !

Alors bien sûr, Nicolas Sarkozy peut toujours essayer de faire croire qu’il s’émancipe de Bruxelles, en faisant des moulinets. Il n’en reste pas moins qu’il a tout signé, tout accepté, et qu’il se couche maintenant en soumettant son budget national à Bruxelles, pour le plus grand malheur des contribuables français, bientôt soumis à un nouvel impôt européen alors qu’il sont déjà soumis à une rigueur inacceptable.

Au moins, la guignolesque séquence des altercations Reding contre Sarkozy aura eu l’immense avantage de faire tomber les masques : on sait désormais qui commande sur le territoire national. Et bizarrement, ce n’est plus celui qui a été élu par l’ensemble des citoyens français, mais bien des commissaires étrangers non élus, et appartenant à des institutions illégitimes car rejetées en masse par le peuple français en 2005.


 

Nicolas Dupont-Aignan

Publié dans Actualité française

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chardon varois 27/10/2010 12:25


Bien reçu, mais je n'ai pas eu de retour de ma question
cordialement