LE C.O.S.

Commandement des Opérations Spéciales






- Création

L' idée de la création de forces spéciales vient à l'oreille de l'état major à la fin de la guerre du Golfe, durant laquelle l'armée française ne put par manque de structure, réaliser de nombreuses missions commandos, dût au manque flagrant d'organisation pouvant gérer les différentes unités spécialisées de l'époque.

Un général à cette époque a été choisi, pour faire une analyse et une synthèse des forces spéciales françaises. Le général LePage alla alors dans les différentes unités mondiales pour voir leur mode de fonctionnement et la manière donc elles arrivaient à gérer toutes ses unités sans problème même si à l'époque les seules grandes structures étaient celle des Etats Unis et du Royaume Uni.

Commandos marine© SIRPA

Il fallait trouver un modèle sur lequel la France pourrait copier et adapter ses forces, et le modèle britannique était le plus proche matériellement et économiquement. Il ne restait plus qu'à créer le décret pour que le mécanisme se mette en place pour scellé irrémédiablement la naissance du COS. Ce jour arriva le 24 juin 1992. Le commandement des opérations spéciales était né.

- Opération Spéciales

Le principe d'une opération spéciale , c'est une action qui à une très haute valeur stratégique, soit pour un pouvoir politique, soit pour un commandement, qui va durer entre quelques jours et plusieurs semaines, souvent très loin en arrière des lignes ennemies et avec un tout petit nombre d'hommes, dans le secret le plus complet.

Tenue ghuillie suit neige© Philippe Poulet

- Agir autrement

Le commandement des opérations spéciales a pour objectif de fédérer les unités spéciales des trois armées et de promouvoir leur emploi. Il planifie, prépare et conduit les opérations spéciales. Les unités dédiées au COS constituent un réservoir de compétences et de moyens immédiatement disponibles.

- Organisation

Mais le plus dur restait à faire, réussir à rallier les différents régiments et leur donner des missions spécifiques. Il fallait aussi trouver le juste milieu entre liberté d'action et restriction administrative.

Le COS depuis sa création à subit quelques restructurations mais aujourd'hui il a atteint une compétence opérationnelle indispensable, mais nous ne sommes pas à l'abri d'autres changements dans les années avenir. Le dernier changement important fut le remaniement en 2001 avec la restructuration des commandos-marine avec le plan "Commando 2001".

L'organisation actuelle est basée sur le partage des forces d'interventions entre différents corps de l'armée :

  -L'armée de terre
  -L'armée de l'air
  -La Marine nationale
  -La gendarmerie avec le groupement GSIGN ( 2ème cercle du COS)


Ses unités ont la capacité d'intervenir dans les 3 dimensions: terre, air et mer
.

Toutes ses forces spéciales sont composées de personnels sévèrement sélectionnés et subissant un entraînement très rigoureux. Leurs missions sont variées, soutien, assistance, assaut, neutralisation ou action d'influence:

Des missions des éléments du COS peuvent aussi constituer une aide à la formation d'unités étrangères, le plus souvent africaines car le plus souvent tissant des liens serrés avec la France dut notamment avec notre histoire coloniale.

Mais les missions primordiales sont quand même les missions d'infiltration, de contre terrorisme, de maintien de la paix ou d'exfiltration de ressortissants. Des missions propres aux commandos, l'arrestation d'éventuels criminels de guerre dans la zone sous commandement français est souvent le fait d'hommes du COS.

Des membres du 13ème RDP© Philippe Poulet

Une autre partie des missions réalisées les unités du COS sont la recherche d'informations pour l'Etat-Major, qui après analyse pourront entreprendre s'il la faut, un déploiement plus massif en hommes et matériels.

Des petits groupes peuvent être déposer en avant garde et rejoindre l'arrière des lignes ennemies par leurs propres moyens et transmettent les préparatifs de l'ennemi dans ce cas l'action de force est inutile est dangereuse, le silence et la discrétion sont de mise. Le 13èmè RDP est rentrer maître dans cet art de la recherche et la transmission de données. Les nageurs des combats du commando Hubert eux peuvent par exemple arriver de nuit sur une plage et préparer le terrain pour un débarquement éventuel, en transmettant les données géographiques ou en élimant les mines ou tourelles de garde.

Dans toutes ses missions les unités du COS sont utilisées pour des opérations très spécifiques, qui demande de la part des intervenants un professionnalisme, une technicité et un savoir-faire que beaucoup d'autres unités de l'armée ne sont pas en mesure de réaliser.


13 RDP en obs en foret dans des Ghillies "forêt"© Philippe Poulet


- La composante

La mise en place du COS fût délicate mais sa nécessité n'est plus à démontrer.

N'oublions pas que le COS n'a pas été crée pour remplacer les unités existantes mais simplement créer pour réaliser des missions très spécifiques et qui sortent du champ d'action des unités déjà existante. Une coopération entre tous les corps de l'armée est nécessaire et ses forces spéciales peuvent être juxtaposées à des unités "conventionnelles" sans changer les directives sur le terrain.

- Les unités du premier cercle

 + Le 1er RPIMa - Régiment Parachutiste d'Infanterie de marine
 + Les Commandos-Marine (FORFUSCO) dont les commandos:
  - Jaubert
  - Trepel
  - De Penfentenyo
  - De Montfort

  - Hubert

Le COS au Congo
© AFP

 + Les CPA - Commandos parachutistes de l'air N°10
 + Le 13ème RDP - Régiment des Dragons Parachutistes
 + Le DAOS
 + La DAOS - division des opérations spéciales
 + L'Antenne CIET
 + L'EHS - Escadrille des hélicoptères spéciaux
 
-
Les unités du deuxième cercle

 + Les GCP "Groupement des Commandos Parachutistes"
 + L'URH 27 de la 27e BIM
 + Le GSIGN "Groupement de Sécurité et d'Intervention de la Gendarmerie Nationale"

 + Eventuellement (on est la dans le domaine de l'hypothèse, mais cela pourrait arriver) les DIN (Détachement d'Intervention Nautique des unités de génie), les EOP (Equipe d'Observation en Profondeur des régiments d'artillerie) et les ELGE ( Equipes Légères de Guerre Electronique du 54e Régiment de Transmissions de Haguenau).

Plongeurs offensifs en receuil photographiques© SIRPA

- Différentes opérations depuis 1992 où des membres du COS sont intervenus

- Comores 1992
- Oryx en Somalie 1992-1993
- Balbuzard mer Adriatique 1993
- Guinée
- Zaïre
- A maryllis au Rwanda 1994
- Bosnie 1994 à nos jours
- Haiti 1994
- Opération Azalée
- Comores 1995
- Bulbuzard noir en mer Adriatique 1995
- Almandin 1 et 2 République centrafricaine
- Salamandre Bosnie 1995
- Bangui en 1995
                 1996 - Alamandin 1
                 1996 - Alamandin 2 avec le 8èmeRPIMa puis le 2ème REP et le 1er RIMa contre l'assaut du camp KASSAI ou étaient réfugier des mutins.

Assaut à partir d'un PUMA
© SIRPA


- Pélican1 et 2 Brazzaville 1997
- Alba en Albanie 1997
- Turquoise au Rwanda 1994
- L'operation Azalee contre Denard et ses mercenaires a eu lieu en 95
- Bangui en 96 et 97
- Iroko en Guinée-Bissau 1998
- Kosovo 1999
- Congo 2003
- Côte d'Ivoire 1999 et 2002

- Une nouvelle structure "terre" du COS a été créée et s'appelle Brigade des Forces Spéciales Terre et regroupe pour des missions spéciales les unités

1er Régiment parachutiste d’infanterie de marine
13ème Régiment de dragons parachutistes
Détachement aviation légère de l’armée de terre des opérations spéciales

- La réserve opérationelle du COS

Au dela des missions de combat il y a des missions dite d'environnement et les réservistes du COS interviennent dans ce deuxième type de mission. Ses missions se déroule en opération extérieur dans un théâtre militaire. Leur but essaye de collecter le maximum d'informations, sur les activités culturelles, économiques, sociales et stratégiques, du pays ou de la zone. Nous y retrouvons aussi bien des journalistes, des avocats, des historiens, des psycologues ou des chargés d'affaire.


Le but est de présenter un rapport à l'Etat-Major.