Mardi 7 juillet 2009

Xinjiang: 156 morts dans la pire flambée de violence depuis des décennies

Une voiture brulée après des émeutes ethniques à Urumqi, capitale régionale du Xinjiang le 6 juillet 2009

Le bilan des émeutes ethniques auXinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, s'est alourdi avec au moins 156 personnes tuées et plus d'un millier de blessés, selon un bilan officiel.

Ces incidents sont les plus meurtriers depuis des décennies dans cette région majoritairement peuplée de musulmans, située à l'extrême nord-ouest de la Chine, aux confins de l'Asie centrale.

Après Urumqi, la capitale régionale, les violences ont semblé faire tache d'huile avec l'annonce dans la nuit de lundi à mardi par l'agence officielle Chine nouvelle de la dispersion par la police de "plus de 200 émeutiers" à Kashgar, la deuxième ville du Xinjiang, une "région autonome".

La dispersion a eu lieu lundi vers 18h00 heure locale (10h00 GMT), alors que les émeutiers tentaient de se rassembler devant la principale mosquée de la ville, a ajouté l'agence sans autre précision.

Les violences à Urumqi ont fait 156 morts et 1.080 blessés, selon un nouveau bilan officiel diffusé dans la nuit de lundi à mardi par Chine nouvelle, citant les autorités de police régionales. Le précédent bilan était de 140 morts et 828 blessés.

Le nombre de personnes arrêtées s'élèverait à plus de 700, selon l'agence.

Parmi elles se trouvent "plus de dix personnalités clef qui ont attisé les troubles", selon la police chinoise citée par Chine Nouvelle.

Un responsable du Parti communiste chinois (PCC, parti unique) au Xinjiang, Lu Yi, a précisé que sur les 156 tués, 129 étaient des hommes et 27 des femmes.

L'origine ethnique des victimes n'est pas précisée.

Ces violences gravissimes, orchestrées, selon Pékin, par la dissidence ouïghoure en exil, ont entraîné un net renforcement de la sécurité dans la région autonome.

Sa capitale Urumqi s'est embrasée dimanche soir quand des milliers d'émeutiers sont descendus dans les rues et ont attaqué des Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, selon les témoignages d'habitants.

La télévision chinoise a montré des blessés couverts de sang, des carcasses de véhicules incendiés et des foules jetant des pierres sur les forces de l'ordre ou retournant des voitures de police.

Mais des groupes exilés ouïghours ont affirmé que les forces de l'ordre avaient tiré sur des manifestants pacifiques.

Le Xinjiang, peuplé notamment de 8,3 millions d'Ouïghours, des musulmans turcophones, est régulièrement la proie de troubles séparatistes.

"Le Xinjiang prendra les mesures les plus fortes pour empêcher la situation de s'étendre à d'autres régions et pour préserver la stabilité", a dit lundi Nur Bekri, le président de région, dans un discours musclé.

Cette vaste région aride constitue l'une des deux zones, avec le Tibet, où Pékin redoute particulièrement l'instabilité.

A Lhassa, capitale régionale du Tibet, des émeutes en mars 2008 avaient fait, selon les autorités, 18 morts civils et un policier.

"Les forces de sécurité et la police armée doivent renforcer leur contrôle sur Urumqi et la poursuite des éléments criminels, et traiter fermement et résolument les nouveaux actes de destruction", a-t-il ajouté.

Urumqi, où la présence des forces de l'ordre était massive lundi, présentait l'allure d'une ville morte, avec les commerces fermés et un couvre-feu prévu en soirée, selon l'un des journalistes de l'AFP sur place.

Près du grand marché, des forces de l'ordre casquées, munies de boucliers et de matraques, stationnaient à chaque coin de rue, a constaté l'AFP.

Des véhicules patrouillaient les rues bordées de bon nombre d'échoppes closes. "Les boutiquiers ont peur", a expliqué une propriétaire de bar han.

L'internet a été interrompu et les communications mobiles également, ont indiqué des résidents.

Le gouvernement régional a accusé le Congrès mondial ouïghour, dirigé par la dissidente en exil Rebiya Kadeer, d'avoir excité ses sympathisants à la violence par des appels sur l'internet.

Interrogé sur ces troubles, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a estimé à Genève que "tous les différends, qu'ils soient à l'intérieur (d'un pays) ou au niveau international, doivent se résoudre pacifiquement par le dialogue".

A Washington, un porte-parole du département d'Etat, Ian Kelly, a appelé "toutes les parties au calme et à la retenue", regrettant "profondément" les "pertes humaines".

Le "pacifisme" soudain des crétins dirigeant l'Amérique actuelle ou l'hypocrisie "ONUSESQUE" est typique de notre temps...

Pour une fois que deux entités détestables se tapent sur le nez entre elle, laissons-les se détruirent allègrement...ce sera toujours ça de pris ! ...et tant pis pour les dommage colatéraux...on a les nôtre aussi.


Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Intégrisme et immigration - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Dimanche 5 juillet 2009
Voici l’analyse relative à la contribution de la civilisation islamique à la culture européenne :



Recommandation 1162
Relative à la contribution de la civilisation islamique à la culture européenne.

Le 19 septembre 1991 (11è séance) L'Assemblée parlementaire du Conseil Européen a adopté la Recommandation 1162. Nous vous invitons à lire le texte intégral en cliquant ici.

Face au contenu de cette initiative, EUBOCO se permet de souligner les points suivants :

Nos commentaires:

1) La civilisation islamique est basée sur une théocratie conquérante. L'histoire montre la succession ininterrompue de guerres, non seulement au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, mais également en Europe, par lesquelles l'islam a étendu sa domination depuis le début du VIIe siècle. Parfois l'agression a pu être repoussée (Lépante en 1571 ou Vienne en 1683) et, plus rarement, une domination de longue date a pu être secouée (Libération de Grenade en 1492, après 7 siècles de colonisation en Espagne). Mais les guerres et l'oppression n'ont pas cessé pour autant. C'est par les armes - non la mission - que l'islam s'est implanté partout. Ce que l'islam a apporté de plus permanent à l'Europe, c'est la guerre, l'oppression et l'asservissement.

2) Partout où l'islam s'est implanté, il a soumis des peuples de civilisation plus brillante et plus avancée (civilisation byzantine et perse) ; il s'est nourri de leur civilisation et de leurs richesses, et quand la source s'est tarie, le monde islamique est entré dans le sous-développement. On a peine à croire aujourd'hui que l'Egypte, la Syrie et l'Asie Mineure ont un jour été parmi les régions les plus riches et les plus civilisées du monde, avant d'être soumises à l'islam. La plupart des avancées scientifiques ou artistiques que l'on attribue au monde musulman proviennent des Grecs et des Persans. Les rares savants musulmans (par exemple Averroès) ont été persécutés. L'Europe ne doit pas grand chose au monde musulman sur le plan culturel.

2) L'Europe présente une unité culturelle fondée sur l'apport religieux judéo-chrétien et le socle indo-européen. Cette culture a traversée de nombreuses phases, parfois conflictuelles, mais toutes produites par le génie européen. Le modèle culturel européen a été exporté dans le monde entier et aujourd'hui le monde occidental présente encore cette unité humaniste. L'islam n'a contribué en rien à cette évolution. Il suffit de comparer la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (1948) avec la Déclaration des Droits de l'Homme islamique pour se rendre compte à quel point les deux cultures sont incompatibles.

3) Le Conseil de l'Europe affirme que l'approche sélective adoptée par l'enseignement et la présentation simpliste des médias sont responsables d'une vision négative de l'islam dans le monde occidental. Cette assertion est totalement erronée. L'enseignement comme les médias donnent généralement une vision exagérément positive de l'islam. Ils veillent à excuser l'islam en présentant le terrorisme islamique comme une déviation et en fermant les yeux sur la délinquance des jeunes musulmans. Ce sont les musulmans eux-mêmes qui, par leur intolérance, leur violence, leur fanatisme, attirent sur eux-mêmes un jugement défavorable, au détriment des musulmans plus pacifiques et plus ouverts.

4) Le Conseil de l'Europe préconise la nécessité de connaître le passé pour mieux comprendre le présent et préparer l'avenir. C'est exactement ce que nous lui recommandons avant de déclarer : " la précieuse contribution que les valeurs islamiques peuvent apporter à la qualité de la vie (…) dans les domaines culturel, économique et social".

5) Les propositions du Conseil de l'Europe dans les domaines de l'éducation, des médias et de la culture sont consternantes de bêtise et de mauvaise foi. L'immigration d'une population musulmane dans une société occidentale ne peut que générer l'isolement et le conflit jusqu'à ce que le corps étranger soit expulsé, ou bien qu'il ait lui-même soumis et assimilé ses hôtes d'hier. La politique d'intégration des immigrés musulmans est un échec total partout en Europe. A présent on assiste même à une intégration inversée où ce sont les musulmans qui exigent, par respect pour l'islam, que les Européens s'adaptent à eux (voile, mosquées, nourriture halal et la promotion de l'arabe dans les écoles européennes). Le dialogue et la patience prônés par les Européens n'ont porté aucun fruit. L'Etat islamique, quant à lui, est plus efficace : tout récemment (De Standaard, 27 juin 09) l'Ayatollah Ahmed KHATAMI a proclamé que, sur base de la loi islamique, tout opposant à l'Etat musulman doit être puni de façon sévère.

6) En conclusion, les recommandations du Conseil de l'Europe relèvent de l'inconscience. Elles peuvent être le fruit de l'ignorance, mais il est plus probable qu'elles soient dictées par la peur et l'intérêt de quelques-uns. L'Europe doit-elle faire preuve d'une telle bassesse pour obtenir du pétrole ? L'Europe est-elle à ce point soumise aux intérêts stratégiques des grandes puissances et aux intérêts financiers des grands groupes pour agir délibérément contre ses propres intérêts ?


SOLUTION  RADICALE :

Expulser l'Islam, par la force si il le faut, de nos pays européens. L'éradication TOTALE et DÉFINITIVE de cette religion obscurantiste et arrièrée génératrice de meurtre, de douleur et de pauvreté intellectuelle est la seule solution pour éviter la destruction de notre civilisation.

Les politiciens vereux de nos pays en sont la cause.
Payés par les intérêts musulmans pour faire voter des textes pro- musulmans dans les différentes assemblées .
Ces corrompus doivent être aussi éliminés...et rapidement !


 

Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Intégrisme et immigration - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Dimanche 5 juillet 2009



    Beaucoup de touristes et autres résidents "extérieurs" à cette jolie petite cité varoise ne peuvent se douter que le centre de l'ancien Lorgues est parcouru de femme voilées ne parlant strictement que l'arabe. Vivant comme dans le djebel, balançant leurs eaux usagées par la fenêtre ou les restants du couscous du repas précédent.... par le même chemin dans une ambiance musicale dominée par les "you-you" et les tambourins (c'est exotique et l'exotisme, les français adorent).

    À ça vient se greffer une bande de "jeunes issus de l'immigration" affirmant avec aisance qu'ils sont "chez eux" et qu'ils enc.... la République et la France. Ces "jeunes" (il y en a de + de 40 ans) se livrent à leurs petits trafics en toute impunité (pas de ronde de police ni de gendarmerie). Recelant le fruit de leur rapines dans un ancien chantier abandonné (au su de la Mairie) situé à côté de la porte Trebarry, quartier général de ces braves petits. Cette bande est bien connue dans la région car elle rassemble la crème de la racaille du Muy, de Lorgues, de Draguignan et des villages alentours. Ses membres sont aussi des habitués des prisons PACA et des salles de tribunaux de Draguignan ou de Fréjus.

    Lorgues possède aussi une magnifique mosquée où les fidèles se bousculent (ce qui n'est pas le cas de la magnifique église, et ce malgré le tintement permanent de ses cloches (le curé est courageux et tenace). À quand l'appel du muezzin ?



Intégrisme, banditisme, laxisme, voici les trois mamelle d'une ville dirigée par un maire qui s'intéresse bien plus à ses revenus qu'au futur de sa commune.

    On se bousculera aussi aux prochaines "médiévales" des Arcs où l'on y fera la promotion de l'amitié des peuples d' Orient et de Provence.



Il est vrai que les croisades, le pillage incessant des Maures et autres barbaresque n'étaient que broutilles et que nos amis musulmans était chez eux dans le sud de l'Europe (on se demande pourquoi les villages provençaux sont majoritairement fortifiés) et que ce sont les gens du nord qui n'y étaient pas les bienvenus (ça par contre, cela n'a pas changé malgré le fait qu'il n'y presque plus de provençaux de souche)....et dire qu'il y a des enfants pour gober ces inepties...



    À vous qui êtes majoritairement responsables de cette déchéance de notre culture et de nos institution je conseille de remercier vivement le chantre du communautarisme, et de la "rupture", j'ai cité notre bon président-roi : Sarko 1er Seigneur du Fric et des Actionnaires, Grand Duc de Bohème et du showbizz, comte du Bling-Bling et défenseur des intérêts américains.



Après tout, vous l'avez élu....
Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Intégrisme et immigration - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Lundi 1 juin 2009

La disparition de l'avion d'Air France, heure par heure

NOUVELOBS.COM | 01.06.2009 | 13:45
Les évènements heure par heure de la disparition de l'Airbus A330 de la compagnie Air France, lundi 1er juin.



LUNDI 1er JUIN

13h32 - Paris Une cellule de crise est constituée à l'aéroport de Rio de Janeiro. Elle doit recevoir les familles et donner des informations sur le vol.
13h19 - Paris L'hypothèse d'un détournement "est clairement écartée", selon Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie et de l'Energie , privilégiant "l'hypothèse d'un accident".

13h10 - Paris Le ministère des Affaires étrangères active son centre de crise.
Un numéro vert est mis à disposition: 0.800.174.174.

12h56 - Paris Selon l'agence italienne Ansa, cinq Italiens se trouveraient à bord de l'avion d'Air France.


12h36 - Paris L'armée de l'air brésilienne a lancé tôt dans la matinée des recherches au large de ses côtes pour rechercher l'avion d'Air France, selon les autorités. Des avions de l'armée de l'air ont entamé leurs recherches à partir de l'île de Fernando de Noronha, au large de sa côte nord-est, en plein Océan atlantique.


12h32 - Paris Le président Nicolas Sarkozy demande au gouvernement et aux administrations concernées "de tout mettre en oeuvre pour retrouver la trace de l'avion" d'Air France disparu lors d'un vol Rio-Paris, a annoncé l'Elysée.


12h26 - Paris Selon une source aéroportuaire à Roissy, il n'y a plus "aucun espoir" pour le vol Air France Rio-Paris.

12h09 - Paris Air France confirme à l'AFP "être sans nouvelle" de son vol AF 447 assurant la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles de Gaulle avec 216 passagers et 15 membres de son personnel

11h53 - Paris Un Airbus d'Air France transportant 215 passagers et assurant la liaison Rio de Janeiro-Paris-Charles-de-Gaulle disparaît des écrans radars lundi à 06h00 GMT (8h00, heure française) au large des côtes brésiliennes, selon des sources aéroportuaires à Paris.L'airbus A 330 devait se poser à 11h10 locales à l'aéroport parisien de Roissy.
Un PC crise est ouvert à Roissy.



NDLR : la disparition de cet appareil dans une zone très connue de tous laisse perplexe évidemment.

-Accident ?? lequel ? Foudroyé? les avions de lignes peuvent supporter de nombreuses charges avant de tomber en panne d'électricité...
-Terrorisme ? pas encore de revendication....
-Panne ...probablement l'explication la plus plausible dans l'état de délabrement dans lequel se trouve le pays et ses services...
-Triangle....et Pot-Au-Noir font partie de l'imaginaire mais...

Le gouvernement, dans sa hâte de se dépatouiller des problèmes, parle "d'accident"... qu'est-ce qu'un accident sinon un évènement imprévu...mais un avion de ligne qui disparaît sans aucune explication, pas d'appels de pilotes expérimentés...Pas de "Mayday".....
Aucun espoir de ne jamais récupérer les boîtes noires (une profondeur de plusieurs milliers de mètres) Tout cela nous laissent à penser que la négligence est tout d'abord responsable...nous ne sommes plus en 1936 où le 7 décembre de cette année là le grand Mermoz avait réussi alors à envoyer ce message avant de disparaître dans la même région: "coupons moteur arrière ..."

En 2009, nous sommes en droit d'éspérer mieux de la technique et des techniciens...à moins que ....
Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Actualité française - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Lundi 1 juin 2009





AP | 01.06.2009 | 13:11

L'Airbus A330-200, dont un exemplaire d'Air France a disparu lundi matin des écrans radars au large des côtes brésiliennes avec 228 personnes à bord, est un biréacteur long-courrier de moyenne capacité.

Mis en service en 1998, l'A330-200 est une version "raccourcie" de l'A330 standard. Il mesure 58,8m de long et transporte 253 passagers dans une configuration classique à trois classes (première, affaires, économique) et jusqu'à 293 passagers en deux classes. Long courrier, il possède un rayon d'action de 12.500km, de quoi assurer des étapes comme Paris-Singapour, Paris-Los Angeles ou Dubaï-Londres.

L'A330-200, raccourci par rapport à l'A330-300 (63,7m), partage des systèmes, une cellule, un poste de pilotage et des ailes identiques. Il est équipé de deux réacteurs (un sous chaque aile) d'une poussée unitaire de quelque 30 tonnes.

Air France, KLM ou encore Northest Airlines figurent parmi les clients de cet avion commandé selon les chiffres d'Airbus à 557 exemplaires; 343 ont été livrés, dont 341 sont en opération. AP

 


Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Actualité française - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Lundi 1 juin 2009
 





Entretien avec l’auteur de « Sarkozy, Israël et les juifs »

Paul-Éric Blanrue : « Sarkozy a renversé les valeurs de notre République »

par Thierry Meyssan*


Le dernier livre de l’historien à succès Paul-Éric Blanrue ne sera pas disponible dans les librairies françaises. Non que son contenu ait été condamné par les tribunaux, mais parce qu’au mépris total de la liberté d’expression, le distributeur de son éditeur a tout simplement décidé de ne pas le diffuser C’est que son sujet est explosif : les liens entre le président de la République française et la colonie juive de Palestine.
Grâce à la concentration économique dans le domaine de l’édition, la censure politique ne passe plus par des institutions publiques, mais par de grands groupes privés.
Le Réseau Voltaire a interrogé l’écrivain et a décidé de diffuser son ouvrage par correspondance.





 




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                                          Paul-Éric Blanrue, historien, auteur de Sarkozy, Israël et les juifs






Thierry Meyssan : Paul-Éric Blanrue, bonjour. Vous venez de publier Sarkozy, Israël et les juifs [1]. Dans votre préface, vous comparez votre travail pour la France au livre de John Mearsheimer et Stephen Walt, Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine [2]. Pourtant ces deux ouvrages ont une démarche différente : le leur cherche à préciser qui est ce lobby pro-israélien et quelle est son influence à Washington, tandis que le vôtre prend le sujet dans l’autre sens. Vous montrer comment Nicolas Sarkozy est au service d’un lobby que vous vous abstenez de désigner en détail. Pourquoi avoir choisi cet angle ?

Paul-Éric Blanrue : Bonjour, et merci de vos questions. Les deux ouvrages sont différents, en effet, mais leur ambition est au fond la même : montrer que les deux pays, qu’il s’agisse des États-Unis, pour Mearsheimer et Walt, ou de la France, dans mon cas, sont placés sous une forte influence pro-israélienne qui peut, à terme, s’avérer dangereuse pour eux. Seulement, en France, la situation n’est pas tout à fait identique à celle des États-Unis. Là-bas, l’histoire de la formation du lobby pro-israélien est telle que sa présence est avalisée par une grande partie de l’opinion, au point que ce lobby est même analysé par de grands universitaires… même si tous ne sont pas d’accord sur l’influence qu’il joue : Chomsky dénie ainsi au lobby pro-israélien son pouvoir au motif que l’idéal sioniste est diffusé à parts égales dans tous les partis et dans tous les secteurs de la société ! Outre-Atlantique, en tout cas, l’alliance avec Israël est devenu un phénomène banal depuis l’après-Eisenhower. Le secrétaire d’État est obligatoirement sioniste, par tradition si l’on peut dire. Chez nous, tout est (ou était !) différent. Je montre qu’il y a peu de temps encore, il n’y avait pas d’unanimité, au sein même des représentants de la communauté juive, sur la façon dont il convenait d’aborder Israël. Tous ne se rangeaient sous la bannière de l’État juif comme de bons petits soldats. Il y avait des résistances, y compris au plus haut niveau de leurs organisations. Souvenez-vous de Théo Klein : lorsqu’il était président du CRIF [3], dans les années 1980, il affichait une position assez modérée sur Israël, dont il annonçait qu’il ne voulait pas être considéré comme l’ambassadeur, à telle enseigne que certains de ses successeurs ont pu le désigner comme un « collabo » des Palestiniens ! Mais il y a bien davantage encore : en France, ceux que j’appelle les « réseaux pro-israéliens » se sont heurtés, jusqu’en 2007, à un gros problème : nous vivions jusqu’alors sous un régime « gaullien » (même si j’ai conscience de la rangée de guillemets qu’il faut placer pour employer ce terme si l’on songe aux circonstances de l’arrivée de François Mitterrand à l’Élysée, par exemple…) Il n’empêche : la résistance du pouvoir politique, à commencer par le Quai d’Orsay, aux revendications des réseaux sionistes était une réalité. Roland Dumas ou Hubert Védrine étaient de farouches partisans d’une position équilibrée au Proche et au Moyen-Orient. Que l’on se souvienne aussi qu’en 2003, le Premier ministre israélien, Ariel Sharon, a refusé de rencontrer Dominique de Villepin, alors chef de la diplomatie française, parce que celui-ci avait fait savoir qu’il allait rendre visite à Yasser Arafat, à Ramallah ! Cette résistance est un souci que les réseaux sionistes ont réussi à surmonter depuis l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Seulement, à la différence des pratiques américaines, Sarkozy n’a pas été contraint de devenir « leur » homme, ni leur « valeur-refuge » : il ne s’est mis à leur service que parce qu’il en a décidé ainsi, par volonté et stratégie politiques délibérées. Après la seconde Intifida, en 2000, il s’est aperçu de la puissance acquise par le lobby pro-israélien américain. Concevant la France comme une Amérique en devenir, il a cherché à s’en faire adouber, important ici les pratiques de là-bas. Il a aussi parié sur la peur du « péril banlieue », qui, pensait-il, pouvait associer dans l’esprit des Français (juifs ou non) les immigrés (musulmans, notamment) à des terroristes en puissance. C’est une des raisons pour laquelle il a invité des policiers israéliens en France à venir expliquer à leurs collègues comment mater les troubles dans les banlieues, comme si celles-ci étaient des « territoires occupés » ! Pour ce faire, dans sa stratégie d’accession au pouvoir, il a employé le vocabulaire et l’idéologie des représentants sionistes, pour lesquels, aujourd’hui, « pro-israélien » et « juif » sont deux synonymes. C’était une manière de galvaniser l’électorat juif, qui est en France l’un des plus importants au monde, ce qui a fait dire à l’UMP Christian Estrosi, que Sarkozy était « le candidat naturel des juifs ». Or, d’un point de vue objectif et historique, je rappelle que le judaïsme est une religion tandis que le sionisme est une idéologie politique. On peut être juif et opposé au sionisme, comme l’ont été et le sont encore de nombreux rabbins ou de nombreuses personnalités d’origine juive (il existe même un site Internet où les sionistes les dénoncent à la vindicte de leur coreligionnaires !), et on peut être sioniste et non-juif, ne songez qu’à Bush ! Bref, toutes ces différences expliquent que je n’ai pas traité le problème dans mon livre comme mes deux collègues américains.

Thierry Meyssan : Vous avez pris soin de vous en tenir à des informations connues, déjà publiées et non contestées ; de ne jamais vous baser sur des scoops qui pourraient être controversés, de sorte que les éléments de votre raisonnement ne soient pas discutables. Simultanément, vous avez pris soin de déminer un à un les mots ou expressions qui provoquent des réactions épidermiques mettant fin au débat. Cette méthode prudente suffit-elle à assurer une réception raisonnable de votre travail ?

Paul-Éric Blanrue : Pour commencer, j’estime qu’un livre doit par principe reposer sur des fondements solides, afin d’être inattaquable. C’est une constante chez moi, voyez ma bibliographie qui comporte une dizaine d’ouvrages. C’est aussi une politesse que je dois à mes lecteurs, qui me lisent parce qu’ils savent que je tiens à leur apporter des informations solides. Fondateur, et président durant 10 ans, d’une association sceptique qui s’intitule le Cercle zététique (du grec zetein : chercher), j’ai mené de nombreuses enquêtes au cours desquelles j’ai toujours tenté de faire la part des choses entre les faits vérifiables et la rumeur, ou encore les mensonges. Or j’ai pu constater, au cours de ma carrière, que de nombreux « scoops » non sourcés reposent souvent sur des on-dit et sont en réalité des « bidonnages » destinés à faire un best-seller à peu de frais : aussi, je m’en méfie d’instinct. Ensuite, je ne cherche pas à déminer pour déminer. Si vous faites allusion, par exemple, au fait que je n’emploie pas l’expression « lobby juif » pour caractériser les modalités d’action des sionistes en France, c’est parce que, comme Mearscheimer et Walt, ou chez nous Pascal Boniface [4], je ne crois pas réellement à l’existence de ce prétendu lobby, qui est, selon moi, soit un abus de langage, soit un terme provocateur. Dans les deux cas, il faut l’éviter. De plus, et c’est le plus grave pour moi, il associe juifs et sionistes, deux réalités distinctes comme je l’ai déjà précisé. Vous aurez noté également que je ne parle pas non plus de « lobby sioniste », car la réalité française est différente de l’américaine, même si cette différence tend à se réduire jour après jour. Je fais la recension des nombreuses organisations sionistes, j’indique leurs points communs, leurs différences et parfois leurs contradictions : c’est la raison pour laquelle je préfère parler de « réseaux » pro-israéliens ou sionistes, ces deux derniers termes étant équivalents pour moi. Quant à savoir comment sera reçu mon travail, je l’ignore, n’étant pas Élizabeth Teissier [5]… De mon côté, en tout cas, j’aurai fait tout mon possible pour que ce livre puisse être une base de discussion raisonnable entre deux camps que tout oppose. Il faut que la situation se débloque, sinon on va droit dans le mur.

Thierry Meyssan : Vous avez déjà fait preuve de courage en abordant un sujet tabou. Ne craignez-vous pas de vous griller définitivement en répondant à mes questions ?

Paul-Éric Blanrue : Je suis ainsi fait (mon éducation catholique, peut-être) que, depuis toujours, je réponds à qui m’interroge, sans chercher à sonder son cœur ni ses reins. Plus généralement, je me garde bien de juger les gens, à commencer par ceux qui luttent contre un système qui nous écrase. Pour ma part, comme vous le savez, je n’ai jamais été ce qu’on appelle un « complotiste », mais je revendique pour tous le droit à la libre recherche et à la libre publication. Il est possible que mon livre fasse l’objet d’un black-out général, comme l’a été l’un de mes précédents ouvrages, Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le sionisme et le judaïsme [6], qui n’a pas bénéficié d’une seule ligne dans les grands journaux parisiens, mais qui, bien étrangement m’a valu d’être invité au salon des écrivains du B’naï Brith ! Il faudra bien que je tente cette fois de surmonter par tous les moyens la stratégie du silence de ceux qui s’opposent à sa diffusion pour de sombres motifs. On ne peut pas vivre sous la dictature de la pensée unique sans réagir, sinon on est bon pour l’esclavage. Il est temps de dépassionner le débat et surtout d’arrêter de diaboliser les contradicteurs !

Thierry Meyssan : Votre éditeur belge, Marco Pietteur, semble surpris par la réaction de réseaux de distribution qui refusent de placer votre livre dans les librairies en France. Pourtant ce mode de censure a commencé lors de la publication de mon livre sur le remodelage du Grande Moyen-Orient, L’Effroyable imposture 2 [7]. À l’époque, plusieurs grands éditeurs ont renoncé à le publier face aux menaces des distributeurs. En définitive, Jean-Paul Bertrand et Antoine Gallimard ont dû ruser pour contourner cet obstacle. À défaut de pouvoir interdire le contenu d’un ouvrage, on en empêche la présence en librairie. Le lobby pro-Israélien est intervenu pour dissuader les grands médias de mentionner l’existence de mon livre que ce soit dans des articles ou en acceptant des publicités payantes. Ce dispositif a-t-il été actionné de la même manière pour censurer votre travail ? Et avez-vous identifié les personnes et les groupes qui l’ont actionné ?

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Sarkozy, Israël et les juifs, éditions Marco Pietteur, collection « Oser dire » (mai 2009), 205 pp. Ouvrage recommandé et diffusé par le Réseau Voltaire.

Paul-Éric Blanrue : Pour le moment je ne peux pas dire grand-chose, car je suis dans l’action, c’est-à-dire dans la promotion de mon livre, période peu propice aux enquêtes. Disons que j’ai déjà ma petite idée sur la question, qu’il faudra que je creuse. Le temps de la réflexion viendra et alors, croyez-moi, je dirai ce que je sais. En attendant, remarquez, je vous prie, une chose étonnante : il y a un an et demi, j’écrivais avec mon ami Chris Laffaille, de Paris-Match, un livre sur le mariage de Nicolas Sarkozy avec Carla Bruni, qui s’intitulait Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse [8]. Déjà, je rendais compte d’un certain nombre de faits, bien que ce ne fût pas de manière frontale. Or ce livre a été classé dans les best-sellers de L’Express, a fait la une de Technikart et a été l’objet de traductions à l’étranger. À la FNAC des Ternes, pour prendre un magasin que je connais bien lorsque je suis à Paris, il faisait l’objet d’une exposition dans une vitrine entière, face à l’entrée. Aujourd’hui, pour mon nouveau livre, j’ai dû être édité en Belgique et le diffuseur de mon éditeur Marco Pietteur est tellement effrayé qu’il refuse de le diffuser en France ! Le fait est remarquable et symptomatique de l’état d’esprit qui règne ici depuis l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Les gens sont terrifiés. On peut les comprendre. Je note avec joie que certains commencent à réagir, puisque sur facebook, un groupe s’est créé, comprenant plusieurs centaines de membres, français ou non, qui réclament que mon livre soit vendu dans les librairies françaises. Son intitulé : « Sarkozy, Israël et les juifs : le livre qui fait peur aux diffuseurs ! » C’est assez bien vu. J’engage vos lecteurs à rejoindre ce groupe de francs-tireurs. La France est-elle tombée si bas qu’on n’ose plus y diffuser un ouvrage qui sera disponible sans problème dans plusieurs pays étrangers, et qui est en voie d’être traduit dans trois langues ?

Thierry Meyssan : Vous livrez une synthèse très complète des liens unissant Nicolas Sarkozy à Israël, y compris les données biographiques et psychologiques. Cela ne vous empêche pas d’aborder ses liens avec les États-Unis. Vous avez alors choisi d’éluder ses liens familiaux avec la CIA et vous avez cité le faux courriel de la DGSE diffusé au sein des services de police l’accusant mensongèrement d’être agent du Mossad. Votre sujet d’étude ne déforme-t-il pas la réalité en se focalisant sur la subordination de Nicolas Sarkozy à l’agenda israélien et en laissant dans l’ombre les liens peut-être beaucoup plus forts encore qui le lient aux États-Unis ?

Paul-Éric Blanrue : Mon chapitre 3 s’intitule (je parle de Nicolas Sarkozy) « L’homme des réseaux américains »… Je pense donc avoir noté toute l’importance que revêtent pour lui les États-Unis. Ceci dit, vous avez raison, j’y traite essentiellement de son adoubement par le lobby pro-israélien américain, comme le American Jewish Commitee (AJC). Mais c’est le sujet de mon livre qui le veut. Un autre ouvrage serait à consacrer aux liens noués entre le président français et les États-Unis. Mais pour ma part, je voulais montrer en quoi la politique étrangère française avait changé vis-à-vis d’Israël. Sur ce point, les États-Unis, comme la France de Sarkozy, se rangent de manière quasi inconditionnelle du côté israélien, malgré des réserves de circonstance destinées à ne pas chagriner l’opinion, soucieuse du sort des Palestiniens. Or Nicolas Sarkozy est passé par les États-Unis pour aller vers Israël, et non l’inverse. On voit bien qu’aujourd’hui, alors qu’il a perdu une partie de sa crédibilité auprès d’Obama, il est toujours autant pro-israélien que durant sa campagne électorale. Lorsque, le 24 janvier 2009, la France a envoyé la frégate Germinal lutter contre les livraisons d’armes à la résistance palestinienne, à ma connaissance, les États-Unis n’ont pas joué de rôle direct : cette opération a été réalisée entre Israël, l’Égypte et la France. Par ailleurs, Sarkozy n’a pas besoin des États-Unis pour se déclarer « partisan inconditionnel de la sécurité d’Israël », même s’il est évident que ce rapprochement participe d’une « atlantisation » plus générale (envoi de troupes en Afghanistan, retour dans l’OTAN, etc.). Pour résumer, mon livre n’est en effet qu’un chapitre d’une plus grande histoire à écrire, mais je crois qu’il se situe en plein cœur du problème : nous sommes face à un renversement total des principes sur lesquels notre République est assise. C’est pourquoi il m’a semblé urgent de l’écrire. Avant qu’il ne soit trop tard pour faire machine arrière.

Thierry Meyssan : Votre livre nous remémore quantité d’événements oubliés —une information en chassant une autre dans les journaux—. Malgré l’abondance de votre documentation, votre narration est toujours agréable à lire. Mais, cette qualité littéraire n’empêche-t-elle pas de hiérarchiser les choses. Par exemple, vous évoquez en passant un lien amical avec la banque Rothschild, mais rien sur l’activité d’avocat d’affaire de Nicolas Sarkozy, ni sur François Pérol, un associé-gérant de Rothschild devenu secrétaire général adjoint de l’Élysée puis président de Natixis dans des conditions douteuses. Comment avez-vous sélectionné les événements que vous relatez ?

Paul-Éric Blanrue : Merci, tout d’abord, du compliment. Mais hélas, on ne peut pas tout dire, surtout dans un ouvrage que je destine au grand public et que j’ai par conséquent voulu « lisible » alors que la question est complexe. Notez tout de même que pour 200 pages de texte, j’ai disposé un appareil critique de quelque 500 notes infrapaginales, ce qui n’est pas courant dans l’édition française actuelle. Vous avez raison, bien sûr, de dire que les informations sont oubliées par l’opinion, et que l’accumulation de celles-ci dans les journaux, loin d’alimenter les cerveaux de nos contemporains, contribue à tasser les données dans les couches sédimentaires inférieures. Mieux encore : l’abondance d’informations (avec la prime données aux faits divers) fait oublier le sens général de l’histoire qui se déroule devant nous. J’ai donc voulu procéder à un « rafraichissement de la mémoire » de l’opinion publique, tout en organisant mon plan de manière à donner un sens à l’actualité la plus brûlante. Mon point de départ est Sarkozy, l’homme par qui la fracture arrive. Je tente ensuite d’expliquer pourquoi il en est arrivé là et pourquoi la France est dans une impasse dont il faudra bien un jour qu’elle s’extraie.

Thierry Meyssan : Dans votre dernier chapitre, vous élargissez votre sujet aux milieux culturels. Mais une trentaine de pages, c’est à la fois beaucoup pour éveiller la curiosité et trop peu pour donner une vue d’ensemble du phénomène. Pour faire vite, vous êtes obligé de traiter rapidement certaines personnalités, comme Tariq Ramadan, parce que cela nécessiterait des développements contextuels. Comme vous laissez vous lecteurs sur leur faim, avez vous l’intention d’approfondir cette question dans un autre volume ?

Paul-Éric Blanrue : J’évoque le cas de Tariq Ramadan, lors de sa confrontation télévisée avec Nicolas Sarkozy, afin de montrer comment ce dernier a intégré dans son discours la rhétorique sioniste actuelle, ce dogme bourré de dynamite qui veut que « juif = pro-israélien ». Pour le reste, je me consacre à l’essentiel : la description des réseaux sionistes français et la façon dont l’actuelle présidence répond à leurs attentes, voire les devance. Je passe en revue des cas connus et moins connus : quel est le parcours du patron de la LICRA ? Qui sont les principaux « poissons-pilotes » d’Israël en France ? Quelles associations intentent systématiquement des procès aux chercheurs indépendants qui critiquent Israël ? En quoi la loi Gayssot est-elle la clé de voûte de la dictature de la pensée unique actuelle ? Pour répondre précisément à votre question : oui, je prépare actuellement, non pas un, mais deux autres livres, qui approfondiront de manière notable ce que j’ai dit dans celui-ci. Je pense qu’ils surprendront vos lecteurs. Ce n’est qu’un début !

Thierry Meyssan : Terminons par une note plus personnelle. Au cours de cet entretien, vous avez répondu à mes questions en évoquant avec fierté votre travail antérieur. Vos premiers livres traitaient de l’histoire de la famille de France et étaient publiés par des éditeurs traditionalistes. Puis, vous vous êtes passionné pour l’étude des superstitions et vous avez créé le Cercle zététique. Enfin, vous vous êtes tourné vers des sujets d’actualité, Carla Bruni et Jérôme Kerviel. Quelle était votre démarche personnelle au long de ce parcours ? Qu’est ce qui vous motive aujourd’hui ?

Paul-Éric Blanrue : Ce qui m’intéresse, en premier lieu, c’est de pouvoir publier le résultat de mes recherches. Pour moi, tout éditeur, du moment qu’il est légal, qu’il fait correctement son travail de promotion et qu’il rémunère convenablement ses auteurs, est respectable. Comme je suis un homme nuancé et ouvert, ses idées politiques ou philosophiques ne m’intéressent pas, du moment qu’il me permet de publier ce que j’entends, sans me censurer. Vous connaissez l’adage : « publish or perish »… Un auteur n’existe qu’à travers son travail publié, lu, assimilé et commenté par d’autres. L’éditeur « tradi » auquel vous faites allusion m’a ainsi permis, il y a bien longtemps, d’éditer mes découvertes étonnantes sur le comte de Chambord (fruit d’un mémoire universitaire en histoire), ce que d’autres maisons plus classiques avaient refusé de faire pour des motifs idéologiques. Il a en revanche été incapable, à son tour pour des raisons idéologiques, de publier mes conclusions sur l’histoire du suaire de Turin, qui m’a donc été édité, d’abord, par une maison communiste en coédition avec des cathos de gauche, puis, dans une autre version, par une maison du groupe Flammarion, Pygmalion. Mon livre d’anthologie sur les propos contre les juifs a été publié, lui, par un éditeur connu pour ses collections érotiques… Mon opus sur Kerviel est paru dans une maison spécialisée dans le rock, ce qui ne m’a pas empêché d’annoncer le crise financière de septembre 2008 six mois avant les « experts » du Monde ! Bref, toute ma vie éditoriale est ainsi faite ! Je trouve tout cela amusant. On a tendance à me ranger dans la catégorie des « inclassables », à quoi je dis préférer le terme « d’irrécupérable », qui ne permet, précisément, aucune sorte de « rangement ». Bref, mes maisons d’édition varient en fonction de leur capacité à publier mes livres, c’est-à-dire en fonction de leurs propres normes idéologiques, et non des miennes. Maintenant, vous voyez, je suis contraint d’aller faire éditer en Belgique un livre qui traite de la politique française… Je suis le « Juif errant » de l’édition ! Ce n’est pas par hasard si je passe une partie de ma vie à Venise, la ville du premier ghetto, qui est aussi la cité des labyrinthes, des masques, des reflets et des miroirs cachés. Quant à mes sujets de prédilection, malgré une évolution de surface, ils ont tous un point commun : la traque des mystifications, des mensonges, des erreurs de tous ordres, abondamment diffusées dans le grand public. La véritable histoire est toujours à chercher sous le vernis de la propagande, je ne vous apprends rien. Je ne cesse donc de m’intéresser aux impostures, quelles qu’elles soient, historiques, scientifiques, politiques, idéologiques, religieuses. Pourquoi ? Parce nous vivons dedans ! Nous naissons et mourons entourés de vessies que nous ne cessons de prendre pour des lanternes. Certaines impostures sont innocentes, d’autres moins, parce qu’elles orientent nos vies et celles de nos contemporains. Avec le temps, je me suis concentré sur les affaires qui me paraissent les plus graves. Tout au long de mon existence, j’ai tenté de situer ma démarche dans les pas des Lumières : Voltaire, Diderot, d’Holbach (et le grand Casanova ! ) ont été capables d’écrire sur tous les sujets, petits ou grands, religieux ou mondains, avec le même esprit critique. Voilà ce ce que je tente, contre vents et marées, de faire à ma façon. Il est difficile de vous cacher que j’espère que les conséquences de mes livres seront comparables à celles qu’ont suscité les oeuvres des grands esprits dont je me réclame. Chaque auteur est un peu « mégalo », n’est-ce pas ? Mais s’il ne croit pas à son pouvoir de transformer les mentalités, qui le croira ? C’est en tout cas la raison pour laquelle le dernier chapitre de « Sarkozy, Israël et les juifs » s’intitule : « Pour une nouvelle nuit du 4 août », en référence à l’abolition des priviléges de la noblesse par la noblesse, en 1789. Comme Max Gallo, Dominique de Villepin ou François Bayrou, je pense que nous sommes dans une situation pré-révolutionnaire. La France va bientôt trembler. Mon livre est préventif : ceux qu’il critique sont aussi ceux qui devraient s’en inspirer. À moins qu’ils ne soient prêts à affronter un nouveau 1793 ? Mais autant l’éviter, n’est-ce pas ?

 Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).

     

[1] Sarkozy, Israël et les juifs, éditions Marco Pietteur, collection « Oser dire » (mai 2009), 205 pp.

[2] Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine, par John Mearsheimer et Stephen Walt, La Découverte, 2007, 500 pp.

[3] CRIF : Conseil représentatif des institutions juives de France.

[4] Voir Est-il permis de critiquer Israël ?, par Pascal Boniface, éd. Robert Laffont (2003), 239 pp.

[5] Élizabeth Teissier est une célèbre astrologue française qui fut proche de François Mitterrand.

[6] Le Monde contre soi – Anthologie des propos contre les juifs, le sionisme et le judaïsme, par Paul-Éric Blanrue, préface de Yann Moix, Éditons Blanche, 2007, 318 pp.

[7] L’Effroyable imposture 2, par Thierry Meyssan, éd Alphée-Jean-Paul Bertrand (2007), 400 pp.

[8] Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse, par Paul-Éric Blanrue et Chris Lafaille, Éditions Scali, 2008, 155 pp.

Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Actualité française - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Dimanche 17 mai 2009

Le revenu, rien que le revenu

Jacques Attali

L’essentiel de la crise actuelle est, pour le commun des mortels, extrêmement abstraite : difficile de comprendre la voltige de ces milliers de milliards, devenus l’unité de compte des désastres bancaires et des déficits publics. Difficile de comprendre les mécanismes des  spéculations  (CDOs, CDS, Subprime, Alt-A,  monolines, etc.) ; et plus encore  ceux   des solutions proposées (Plan Geithner).

Les uns comme les autres évoluent dans un autre univers que celui des vrais gens, qui  savent seulement que cette accumulation d’abstractions  entraine  pour eux deux conséquences épouvantables : le chômage et le  surendettement.

Déjà, aux Etats-Unis,  des centaines de milliers, bientôt des millions de gens, renvoyés de leur emploi, ayant perdu leur revenu, incapables de rembourser leurs emprunts,  sont chassés de chez eux.  Sans aucune pitié. Sans aucune discussion.

En France, pour l’instant, la seule manifestation véritablement concrète de la crise, c’est l’aggravation du   chômage, par les licenciements, l’interrupruption des contrats à durée déterminée, et le non-recrutement de la plupart des jeunes à la recherche d’un emploi.  Cela  n’a pas encore, semble-t-il, aggravé très considérablement  les taux d’impayés des crédits. Cela ne saurait tarder : le surendettement sera la conséquence inévitable du chômage. On verra, comme en Amérique,  (et malgré nos lois en principe protectrices des emprunteurs), des millions de gens trainés devant les tribunaux et tenus de rendre les clés de leurs voitures ou de leurs logements.

Avant que tout cela ne dérape dans une  véritable tragédie sociale, il serait essentiel de concentrer toute l’action publique sur   ceux qui sont atteints ou menacés de chômage, pour  faire en sorte que  nul ne risque  de perdre un revenu minimal décent. Tout le reste (construction d’autoroutes ou subventions aux entreprises) devrait etre mis de coté : si les gens retrouvent une prévisibilité de leurs revenus, la crise n’est plus une source d’angoisse et la croissance peut revenir.  

Pour cela, trois mesures s’imposent, de toute urgence :

·          Prolonger d’un an l’indemnisation du chômage en maintenant le revenu  moyen des chômeurs actuels et de tous ceux qui pourraient etre touchés. Le cout (autour de 8 Mds d'euros par an pour 500.000 chômeurs de plus) ne représenterait  que  le tiers   du plan actuel  de relance.

·          Transformer le statut du chômeur, (qui se vit comme une situation d’échec, recevant une subvention publique), en un statut de travailleur, ayant comme travail de rechercher un emploi et de se former, bénéficiant d’un contrat de travail spécifique, dit « contrat d’évolution » signé avec la collectivité.  C’est tout à fait finançable,  dans le  cadre des budgets actuels du Pole Emploi et de la  formation permanente.

·           Se préparer à étaler les dettes des gens menacés dans leur travail. En particulier en appliquant avec la plus extrême rigueur les lois qui , en France, protègent les emprunteurs des turpitudes des sociétés de crédit à la consommation, et en mettant en place rapidement, pour toute personne acceptant de signer un contrat d’évolution, un processus d’étalement de son crédit logement.

·                                                      Tout cela est faisable. Vite. La perception de la crise changerait alors  complètement de nature. Et sa réalité avec elle.


 


CCOMMENTAIRE À CETTE PROSE :

  M.Attali a des idées....Il en fait profiter tout le monde, y compris notre immense chef incontesté...
Mais l'important pour lui est de les étaler dans des articles...si M.Attali et ses pairs voulaient bien AGIR plutôt que pérorer, nous aurions peut-être la possibilité de mettre en œuvre ses magnifiques utopies.
Nous sommes noyés sous les dettes, acculés par les juges et les huissiers, chassés et poursuivis comme des proies par les chiens du système et nous devons en plus boire le calice jusqu'à la lie en lisant les articles de gens qui ne voudraient même pas partager nos maigres repas de pouilleux que nous sommes devenus par leurs fautes.
Nous n'avons plus le gout à rien...notre voix est silencieuse et si elle s'élève un petit peu elle est vite étouffée par les sbires de notre soit-disant démocratie. Le " parler vrais" est dénoncé par les médias comme l'expression d'un certain populisme ou d'un extrémisme de droite ou de gauche selon...Regardez donc l'article de ce M.Attali et essayez d' y placer un commentaire direct...vous verrez que vous êtes obligés de passer par un filtre d'origine anglo-saxonne qui vous cible et vous répertorie... Mais ce n'est pas tout....vous avez été des milliards dans le monde à acclamer l'accession au pouvoir de M.Obama...regardez donc ce qu'il fait de ses belle promesses et de ses magnifiques résolutions électorales. Certains citoyens de notre beau pays qualifient ce genre d'homme de "Bouffon"...et voilà un terme parfaitement exact, c'est ce qu'il sont ! Il ne suffit pas d'être "black" pour être démocrate, il faut surtout en avoir les moyens intellectuels et physiques (bref, en avoir dans le pantalon)
Voilà un homme qui déçoit et trahi déjà son électorat et les "minorité visible"...rien d'étonnant...l'argent l'a mis là où il est et le tient par ce qui lui sert d'élément reproducteur. Mais là je parle de quelqu'un qui serait otage du pouvoir réel...or je ne crois pas que cela soit le cas...il s'agirait plutôt d'un complice rémunéré...Nous en avons un chez nous du même type (caréné grand sport malgré sa petite taille, il n'a pas la motorisation de son compère américain...)
Quelle sera notre "devenir" dans cette solitude, décrépitude, pour paraphraser notre Castafiore nationale ?
Allons nous faire la seule chose nécessaire au bien de la majorité des citoyens de ce pays ? Allons nous nous révolter pour chasser ses vautours du pouvoir ? Une grève générale de trois semaines suffirait à les faire fuir et à nous débarrasser "en douceur" de l'affreux gnome qui nous oppresse, de ses innovations et réformes grotesques. Mais non....les citoyens de ce pays anesthésié par les médias, par leur lâchetés naturelles et leur peur quasi-génétique de la vraie bagarre...
Des gens un peu moins pourris que les autres peuvent pourtant essayer de faire revenir le bateau dans le bon cap...mais vous, français, les traitez comme des moins que rien...
Non il n'y a en fait que l'ultime solution...
La seule issue de ce drame sera l'explosion finale dans un nuage de sang et de tripes dont j'espère que les responsables de cette apocalypse n'y survivront pas !

 

Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Actualité française - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Mercredi 13 mai 2009



Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Internationnal - Communauté : FU RIN KA ZAN
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Mercredi 13 mai 2009

Européennes : M. Dupont-Aignan (DLR) veut débattre avec Rachida Dati

07/05/2009 10h45 GMT - PARTIS-DLR-UE-ÉLECTIONS - Nouvelles de France - AFP

PARIS, 7 mai 2009 (AFP) - Le député Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout La République (DLR) et numéro trois de la liste DLR en Ile-de-France pour les élections européennes, a accusé jeudi l’UMP et le PS d’organiser "un grand silence" sur le scrutin du 7 juin, proposant de débattre avec Rachida Dati.

"J’accuse le Parti socialiste et l’UMP d’avoir, de manière préméditée, organisé un grand silence sur l’élection européenne", a déclaré M. Dupont-Aignan en présentant à la presse les listes de son parti pour les sept euro-circonscriptions métropolitaines.

"Les deux grands partis ont été traumatisés par le référendum de 2005, et ne veulent en aucun cas débattre du fond des choses, parce qu’ils se sentent très mal à l’aise vis-à-vis de leur base électorale", a estimé le député de l’Essonne.

Il a demandé un débat avec la ministre de la justice Rachida Dati, numéro deux de la liste UMP en Ile-de-France, ou même "avec le cinquième de liste de l’UMP". "Je veux débattre", a insisté M. Dupont-Aignan, se félicitant d’un sondage CSA donnant 4% d’intentions de vote à la liste DLR en Ile-de-France.

"Il ne faudra pas se plaindre s’il y a 70% d’abstention en France et une crise politique majeure", a-t-il mis en garde, prédisant que si "la colère" ne s’exprime pas "dans les urnes, ça se fera dans la rue".

Il a décrit les listes DLR comme "exprimant le rassemblement des républicains des deux rives", avec d’ex-UMP, MPF ou MRC, car "le gaullisme, ça n’est pas un camp contre un autre".

Parmi les personnes issues de la société civile, figure un ancien joueur international de football, François Bracci, numéro 10 dans le Sud-Est.

DLR qui a lancé le 24 mars sa campagne avec neuf caravanes sillonnant la France organisera le 4 juin une réunion publique à la Mutualité à Paris.

paj/swi/lln

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Mercredi 13 mai 2009

Rama Yade souverainiste?

Antidote - Blogueur Associé |

Par Antidote. Luc Ferry prétend que Rama Yade est souverainiste, qu'elle a voté non au référendum de 2005, et que ce sont les raisons pour lesquelles elle a refusé de conduire les listes aux européennes de l'UMP.



(photo : cyberien 94 - flickr - cc)
(photo : cyberien 94 - flickr - cc)

Luc Ferry nous offre un scoop magnifique au sujet de la secrétaire d'Etat. On devrait inviter plus souvent des philosophes à causer politique dans le poste. Ils ont un goût de la vérité qui tranche avec la langue de bois habituelle. Ainsi, hier matin, j’ai entendu Luc Ferry sur Europe 1, invité de Dominique Souchier. Il nous a expliqué pourquoi il n’était pas candidat aux élections européennes. Jusque là, rien d’intéressant, sauf lorsqu’il a expliqué que son cas n’était qu’un dommage collatéral de la défection de Rama Yade. Et pourquoi donc la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme a envoyé paître Nicolas Sarkozy ? Luc Ferry nous donne une version toute différente de ce que l’on a pu entendre jusque là : « elle est souverainiste, elle est sur la ligne de Dupont-Aignan, elle a voté Non au traité constitutionnel européen ; c’est d’ailleurs tout à son honneur de refuser pour des raisons de convictions. »


Autrefois, on habillait les décisions liées à l’ambition avec des raisons plus nobles de convictions. Sous Sarkozy, on doit faire l’inverse. Avouez qu’on n’avait lu nulle part ce genre d’inclination politique de la part de Rama Yade. La presse n’en a pas fait écho. A t-elle seulement enquêté ? En 2005, Mme Yade n’était qu’une simple militante. Mais en faisant un véritable travail de journaliste, on aurait pu savoir qu’elle s’était opposée à la constitution européenne. Nenni. Lorsque Sarkozy l’a balancée sous les projecteurs, en janvier 2007 à la Porte de Versailles, ce qui intéressait, c’était qu’elle était noire et femme. Ce qu’elle pensait, rien à battre...


Dommage ! On aurait ainsi pu constater ce qu’il devait y avoir de difficile pour une « souverainiste » (1) d’être nommée sous la tutelle de Bernard Kouchner, de participer à un gouvernement qui fait voter le Traité de Lisbonne par le Parlement, alors qu’elle a refusé le même texte en tant que citoyenne trois ans plus tôt. Ce ne sont pas des couleuvres qu’elle a avalées mais des boas (2). 


On aurait pu ainsi mieux comprendre la colère du Président de la République devant le refus de Rama Yade de mener la liste de l’UMP pour les élections européennes en Ile de France. Lui qui tente de nous vendre l’escroquerie de la réconciliation de la France du Non et celle du Oui, alors que le traité de Lisbonne et son action ne reprennent que les arguments de celle du Oui, a vu ainsi ses plans contrecarrés. Il a dû se rabattre sur Michel Barnier, dont l’eurobéatitude n’est pas sans rappeler Feu Jean Lecanuet (3), secondé par Rachida Dati, dont on ne sait toujours pas ce qu’elle pense, ni de la constitution européenne, ni du traité de Lisbonne, ni d’Europe, ni de rien, d’ailleurs. Rachida n’est ni souverainiste, ni fédéraliste ; elle est, selon l’un des rares bons mots de Bedos (4), là où on la pose. 


Rama Yade a considéré qu’aller défendre la vision européenne du Président de la République lorqu’on est soi-même animé par de telles convictions, c’était un anaconda. Elle peut aller jusqu’au boa, pas davantage. Merci donc à Dominique Souchier d’avoir invité Luc Ferry. Merci à Luc Ferry d’avoir fait le boulot de tout ce que Paris compte en journalistes politiques. Cela me permet aujourd’hui d’informer tous mes amis d’Ile de France que s’ils avaient eu la tentation de voter pour Rama Yade, c’est logiquement pour Nicolas Dupont-Aignan et Debout la République qu’ils devraient maintenant porter leur suffrage. Cela me permet d’en informer aussi les 70% de Français qui disent apprécier la personnalité de Rama Yade: ils peuvent faire le même choix le 7 juin.  


Retrouvez le blog d'Antidote


(1) Il s’agit d’une appellation qui sent le soufre, dans les milieux bien-pensants, dans les élites médiatiques comme pour Luc Ferry, à tel point que Nicolas Dupont-Aignan la récuse, sentant bien le piège dans lequel on souhaite l’enfermer 

(2) En ce qui me concerne, je ne peux même pas avaler des orvets, ce qui explique mon total échec dans ce milieu 

(3) Coluche avait finalement tort en disant qu’on disait LEcanuet parce qu’il n’y en avait qu’un, on n’allait pas faire un élevage

(4) A propos de Mireille Mathieu en l’occurrence  


Rama Yade souverainiste?

 


Par Takeda Tetsuya - Publié dans : Actualité française - Communauté : FU RIN KA ZAN
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