Mercredi 14 mai 2008
Menace sur notre capacité militaire, par Jean-Claude Thomann
LE MONDE | 13.05.08 | 13h51 • Mis à jour le 13.05.08

A quelque temps de la sortie du Livre blanc sur la sécurité et la défense, l'inquiétude et le malaise grandissent dans une armée de terre vouée, selon un procédé désormais bien établi, à payer l'essentiel de la note que devra régler une Grande Muette considérée une fois de plus comme une variable d'ajustement de notre politique budgétaire.
Composée, sous l'autorité d'un préfet, d'un bataillon de contrôleurs généraux des armées, la commission de rationalisation du soutien a attaqué à la hache la fonction soutien des armées, jugée pléthorique et redondante. Chef-d'œuvre du raisonnement technocratique, ses attendus comme ses conclusions ignorent certaines réalités opérationnelles et fonctionnelles des armées. Ainsi un large recours à la sous-traitance aux sociétés privées est préconisé, alors que les armées savent, après les premières expériences d'externalisation des services, que leur budget est incapable de financer les prestations nécessaires.
Quant au Livre blanc, il part d'un double constat : d'une part le projet "Armées 2015" développé à compter du précédent Livre blanc n'est pas réalisable, ayant par trop souffert de coupes budgétaires répétitives que les effets d'annonce ont partiellement masquées ; d'autre part, le contexte géopolitique et stratégique a considérablement changé et il est temps d'en prendre acte. Si les militaires ne peuvent que regretter le premier volet du constat, ils se réjouissent du souci de nos gouvernants de se doter de l'outil de défense le plus adapté à la nouvelle donne, d'autant plus que ce sont eux qui, sur le terrain, mesureront la pertinence des transformations réalisées... Et c'est bien là que le bât blesse pour l'armée de terre ; en effet, compte tenu du piètre état de nos finances et sous la pression des lobbies aéronautique, naval et nucléaire, les propositions de la commission s'orientent vers une réduction drastique des capacités déjà souvent résiduelles de nos forces terrestres.
On peut à ce propos s'étonner de ce que cette instance ne comporte quasiment pas de militaires pour un sujet qui les concerne directement : cet exercice majeur pour notre futur a sans doute scellé le primat absolu du haut fonctionnaire civil sur son homologue militaire, ravalé au rang de technicien aux avis secondaires.
Or dans les arbitrages à effectuer, si le facteur "soutien à l'économie" par le biais des industries d'armement a un poids incontestable, il n'est pas le seul de cette importance. Dans les guerres modernes et la gestion des crises, les forces terrestres sont le seul acteur ancré au milieu des populations des régions en état d'insécurité, auquel revient la tâche de créer les conditions du retour à la normalité : elles sont de ce fait les plus sollicitées et représentent 85 % des moyens opérationnels engagés en permanence. Mais, à force d'arbitrages interarmées défavorables en matière d'équipements, nous avons aujourd'hui les unités terrestres les moins bien équipées du monde occidental, comme le constatent nos soldats côtoyant leurs pairs en Afghanistan.
Ainsi, au moment même où nos amis américains et britanniques, tirant les enseignements des opérations dans lesquelles ils payent le prix du sang, intensifient leur effort de défense au profit de leurs forces terrestres, nous nous apprêtons à prendre le chemin inverse en réduisant leur format et en n'assurant pas le renouvellement de matériels à bout de souffle ; ces derniers ont sans doute le tort de ne pas coûter assez cher pour qu'on en parle dans les instances gouvernantes et industrielles.
La conséquence d'une telle politique ne pourra être, outre notre déclassement de la "première division" des armées occidentales, qu'une révision complète des missions imparties à l'armée de terre : nos autorités politiques et nos diplomates devront apprendre à composer avec la dure réalité de l'insuffisance des moyens et cesser de mettre en avant leur ambition de participer à la gestion des affaires du monde ; de fait, dans les relations internationales, les rapports de forces réels comptent plus que les effets de manches.
Si ces propositions sont suivies, l'armée de terre, qui ne pourra même plus remplir les gradins du Stade de France, sera vouée à jouer les auxiliaires des Anglo-Saxons. Tout cela n'ira pas sans mal, car l'exemple, payant, de la gendarmerie en 2001 a laissé des traces profondes ; officiers, sous-officiers et soldats accepteront de moins en moins les promesses - non tenues - de lendemains meilleurs tant pour les conditions d'exercice de leur mission que pour leur condition personnelle. Comme ils sont encore disciplinés, nombre d'entre eux, et comme toujours les meilleurs, voteront avec leurs pieds et iront mettre leurs talents au service d'autres causes mieux considérées et plus gratifiantes.
Il est cependant encore temps de tempérer les conclusions des thuriféraires de la réforme. La décision appartient au président de la République, qui, mieux que quiconque, peut apprécier notre besoin opérationnel et choisir les moyens les plus appropriés pour préserver notre influence dans la conduite des relations internationales. Garant de la sécurité et de la défense de nos concitoyens, il ne peut ignorer les vrais défis à relever dans les prochaines années ; dans ce domaine, il convient de reconnaître que le porte-avions et le Rafale, pour utiles qu'ils soient, ne semblent pas être les outils les plus prioritaires pour lutter contre les terroristes et gagner la confiance des populations tant dans le monde que sur le territoire national.
A défaut, une solution miracle pourra être proposée : la location des services d'une société militaire privée spécialisée dans l'action terrestre pour faire le travail sur le terrain. Car vient le temps où existeront sur le marché des brigades d'infanterie et autres bataillons blindés à louer, clés en main, pour une prestation au profit de nations fatiguées de se donner les moyens de se défendre ou de participer à la résolution des crises dans le village mondial. Mais n'est-ce pas ce que fit déjà l'Empire romain dans sa course vers l'abîme ?

Jean-Claude Thomann est officier général en 2e section.
Un éléphant noir – chef de section à la CPIMa 71-72 – chef de corps du 8 RPIMa
par Takeda Tetsuya publié dans : Parachutistes
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Mardi 13 mai 2008
Avis aux lecteurs

Vos commentaires sont les bienvenus et seront publiés

LES MENACES, ELLES, NE SONT PAS PUBLIÉES !!

Si vous avez un article à commenter faites le sereinement.
De même pour toutes protestations ou contre-propagande.
Rien ne vous empêche de faire vos commentaires personnels sur votre propre blog.
Les écrits impliquants des menaces personnelles seront dûment gardés
et archivés. Ainsi que l'IP.
par Takeda Tetsuya
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Mercredi 30 avril 2008
 
Les photos qui suivent se passent de commentaires et malheureusement pour l'éducation de certains, je me censure moi-même à ne pas montrer ici les clichés les plus horribles.

Que ceux qui aime la Chine et les communistes chinois se délectent de ces photos, elles sont pour eux.











Sans commentaires.......

Je tiens à la dispositions des sceptiques les photos suivantes que je ne désire pas présenter ici vu le côté ignoble de celle-ci.

C'est dans ce pays magnifique que les jeux olympiques vont se dérouler.
Bon amusement à tous sur les télés française de M. Sarkozy et de ses amis !







par Takeda Tetsuya publié dans : Internationnal communauté : FU RIN KA ZAN
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Samedi 26 avril 2008





Nicolas Sarkozy a-t-il changé... pour devenir marxiste ?

Lors de son émission spéciale, le Président a promis des changements révolutionnaires dans la redistribution des bénéfices aux salariés. Les gauchistes n'en croient pas leur oreilles et le Medef fait comme s'il n'avait rien entendu.


Voir l'article de Marianne2




Décidément ce président restera dans les annales comme quelqu'un d'extraordinaire :

        Non seulement il arrive à nous envoyer de la poudre aux yeux à longueur de mois et maintenant d'année mais en plus il arrive à nous faire accroire que ces propositions sortent de son extraordinaire effort de concentration et de réflexion.
    Extraordinaire Sarkozy qui arrive à faire parler les morts ( dans l'ordre : Jaurès, Clémenceau, Blum, de Gaulle...)
Je lui propose de faire ressortir aussi le mânes d'autre rigolos auxquels son style se rapproche le plus : Laval, Doriot, Darlan, Herriot, Pétain, Stavisky cela lui ressemble beaucoup plus !

    Comment la France et ce qui reste de français peuvent encore supporter les élucubrations de ce petit monsieur...c'est incompréhensible ! Je lis et j'entends force de commentaires peu élogieux sur cet individu mas aucune réelle révolte, non. Tout au plus des récriminations ! comme si la plupart des  citoyens de ce pays avaient été décérébrés par les frasques de l'élu et les commentaires débiles des médias.
        NON, trop c'est trop ! La France à faim, la France se meurt, la France sombre une fois de plus dans ridicule (les Dupont et Dupond en Chine).
Il est plus que temps de relancer la Carmagnole !


MERMOZ
par Takeda Tetsuya publié dans : Actualité française communauté : FU RIN KA ZAN
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Mardi 22 avril 2008



Chers lecteurs

Nous sommes heureux de vous annoncer la reprise de l'activité...


La rédaction

par Takeda Tetsuya
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Vendredi 18 avril 2008

Paris, le 16 avril 2008



« A défaut du voleur… il faut bien, n'est-ce pas, arrêter quelqu'un ?…
Au fait, peut-être est-on convaincu, à la Sûreté que c'est M. Guillaume Apollinaire qui a volé la Joconde. La Sûreté et le Parquet doivent au public des explications précises. M. Guillaume Apollinaire a été indignement cuisiné par des gens ignorants qui, dans l'impossibilité où ils sont de donner aux Parisiens la Joconde, jettent en pâture à leur propre appétit de répression un artiste et un homme de lettres. Même si l'inculpé obtient, et cela se doit, un non-lieu, c'en est déjà trop. »
Le Journal, 9 septembre 1911.


Messieurs les Présidents,


À l'heure où vous estimez votre instruction terminée, j'entends vous livrer les réflexions que m'inspire ce dossier. Je le ferai sans détour, non sans rappeler d'emblée, que je ressens comme une grande injustice ma mise en cause, d'abord médiatique, puis ensuite judiciaire.

Tant que j'ai été Premier ministre, me consacrant à ma tâche, j'ai ignoré maintes attaques, souvent très basses, lancées contre moi à l'occasion de cette affaire. Cette réserve n'avait rien d'une esquive : le service de l'Etat exigeait que je ne m'y abaisse pas. Le temps venu de m'expliquer devant vous comme témoin, j'ai souhaité, pendant les dix-sept heures de mon audition, vous présenter la réalité et la limite de mon intervention dans cette affaire qui s'inscrivait alors dans le cadre strict de mes responsabilités gouvernementales. Puis, mis en examen sept mois plus tard, j'ai renoncé à soulever votre incompétence au profit de la Cour de Justice de la République. Nombreux étaient pourtant ceux qui m'y poussaient et non moins nombreux ceux qui se sont étonnés de ma décision. Mais j'ai rejeté cette option procédurale, pour ne pas laisser croire que je choisissais mes juges et désireux que j'étais de m'expliquer le plus rapidement possible devant vous qui avez instruit cette affaire dès le départ.

Pour les mêmes raisons, j'ai écarté l'idée d'un débat sur la procédure et les vices qui l'affectent. La tentation était pourtant grande de contester dans sa forme une mise en examen qui malmène le fait unique sur lequel elle se fonde, à savoir l'instruction que j'aurais donnée à Jean-Louis GERGORIN d'aller voir le juge VAN RUYMBEKE pour lui dénoncer des faits que je savais faux.

Quand ce dernier la décrit, sans plus, comme l'instruction d'« aller voir un juge » pour lui montrer des listings dont il était persuadé de la véracité, les chefs de mis en examen, de manière éminemment contestable, transforment cette instruction prétendue, sèche et imprécise, en plusieurs instructions, toutes plus détaillées les unes que les autres : d'aller voir tel juge, de lui adresser des documents précis, de lui dénoncer des personnes dénommées au moyen de courriers anonymes pour leur imputer des opérations de corruption ou de blanchiment de fonds. Ce point de procédure n'est pas de détail puisqu'il semble fonder votre raisonnement. Qui s'y arrête conçoit que pour me mettre en cause judiciairement, il a fallu en rajouter, en complétant, pour l'enrichir, le récit de celui qui m'attribue un rôle que je n'ai jamais eu.

Avec la plus grande fermeté, j'entends rappeler la vérité dans ce dossier. Jean-Louis GERGORIN qui a été, je le rappelle, mon supérieur pendant deux ans au Centre d'Analyse et de Prévision du Ministère des Affaires étrangères, m'a informé le 1er janvier 2004 de l'existence éventuelle d'un circuit international de blanchiment sur lequel enquêtait le Général RONDOT, lui-même ancien conseiller du Centre d'Analyse et de Prévision. Je les ai invités tous les deux à une réunion le 9 janvier suivant. Quoi que l'on ait dit de cette initiative, je la revendique dès lors que les faits évoqués par Jean-Louis GERGORIN avaient d'abord une dimension internationale.

À l'issue de cette réunion, je n'ai demandé qu'une seule chose au Général RONDOT, et à lui seul : me tenir informé du résultat de ses investigations. Dans mon esprit, soit elles devaient confirmer l'existence de ce circuit, soit au contraire, elles devaient conclure à son inexistence. À ce stade je n'avais évidemment aucune certitude. Pas plus d'ailleurs que le Général RONDOT lui-même, déjà en charge du dossier depuis plusieurs mois.

Le 9 janvier 2004, il est exact que des noms ont été cités, notamment d'hommes politiques, d'industriels, et de hauts fonctionnaires. Que l'on veuille l'admettre ou non, ce ne sont pas ces noms qui ont principalement retenu mon attention. Pour moi, il s'agissait avant tout, d'évaluer si un tel système existait, avant de rechercher ceux qui, éventuellement, en auraient été les utilisateurs. Je me suis montré d'autant plus circonspect que dans d'autres affaires j'avais pu constater que les patronymes de noms de personnes connues étaient parfois utilisés à leur insu par des tiers, pour brouiller les pistes.

Est-il sérieux dès lors de me reprocher d'avoir recommandé au Général RONDOT la plus grande discrétion ? Qu'aurais-je pu, qu'aurais-je dû faire d'autre ? Que n'aurait-on dit si l'on avait prévenu les prétendus bénéficiaires de comptes étrangers ? Il est bien évident que tout responsable politique, soucieux de la réputation des personnes concernées, mais aussi pour permettre à l'enquête de se poursuivre, aurait recommandé, dans un cas semblable, la plus grande discrétion jusqu'à sa conclusion. N'est-ce pas d'ailleurs ce qui se passe actuellement dans les enquêtes menées dans plusieurs pays européens, comme en France, sur les bénéficiaires de comptes au Lichtenstein soupçonnés d'y avoir déposé les produits de fraude fiscale ?

Le Général RONDOT ne s'est alors pas manifesté et je n'avais aucune raison de m'en inquiéter, partant du principe qu'il serait revenu vers moi s'il avait disposé d'éléments nouveaux, intéressants, voire même probants. Il était pour moi le seul interlocuteur, compte tenu de ses fonctions de coordonnateur du Renseignement au Ministère de la Défense, et c'est pourquoi, le 14 avril 2004, quand j'ai décoré Jean-Louis GERGORIN et que ce dernier a essayé à cette occasion de m'entretenir du dossier CLEARSTREAM, je l'ai renvoyé vers le Général RONDOT.

Au mois de juillet 2004, lorsque est paru l'article du POINT consacré à CLEARSTREAM, j'ai alors pris, en tant que Ministre de l'Intérieur, deux initiatives. D'abord, j'ai saisi la Direction de la Surveillance du Territoire (DST), dépendant de mon Ministère. L'aurais-je fait si j'avais eu à craindre qu'elle ne découvre le rôle que l'on m'impute aujourd'hui ? Ensuite, j'ai demandé au Général RONDOT de me faire le point de ses investigations, ce que je n'aurais pas eu besoin de faire si, comme on le prétend, Jean-Louis GERGORIN m'avait régulièrement et précisément tenu informé. Et enfin, comment mieux démontrer ma bonne foi, en rappelant que j'ai alors demandé au Général RONDOT de prendre attache avec la DST pour lui confier, sans restriction, ce qu'il sait sur cette affaire.

A ce stade, je ne peux que souligner l'incohérence des accusations portées contre moi. Celui qui, à deux reprises, a demandé des vérifications à des services réputés compétents, aurait participé dans le même temps à une entreprise de falsification et de dénonciation calomnieuse, multipliant ainsi les risques d'être démasqué.

Pour achever de décrire ce qu'a été très précisément mon action, j'ajouterai qu'à partir du mois de juillet 2004, avec insistance, Jean-Louis GERGORIN s'est défendu d'être le corbeau. Il s'en est défendu énergiquement, tant par le biais d'interviews que dans les lettres qu'il m'a adressées les 8 et 15 novembre 2004 et que je vous ai demandé de verser au dossier de la procédure. Si j'avais été à l'origine de la rencontre de Jean-Louis GERGORIN avec le Juge VAN RUYMBEKE, pourquoi aurait-il alors éprouvé le besoin de se défendre auprès de moi d'être le « soi-disant corbeau » ?

Les vérifications de la DST ont donné lieu à plusieurs rapports d'étapes et, le 9 décembre 2004, à un rapport conclusif, tous versés à la procédure. Le dernier d'entre eux établit sans ambiguïté que la DST, à cette époque encore, demeurait dans l'incertitude tant de l'identité du ou des auteurs des envois au juge, que des buts qu'il(s) poursuivai(en)t. À ce moment-là, la Justice ayant été saisie de ce dossier par la plainte de Monsieur DELMAS, je n'avais plus, en ma qualité de ministre, à me préoccuper de ce dossier et, dès avant cette date, le directeur de la DST était allé voir Yves BOT, le Procureur de Paris pour lui donner ses impressions sur cette affaire.


À la faveur de quelle construction, mon rôle marginal est-il devenu le pôle d'attraction de ce dossier ? Rappelons-nous qu'avant même l'ouverture de l'information judiciaire, a été distillée puis assenée la thèse d'un complot ourdi par moi-même et le Président de la République, Jacques CHIRAC, pour nuire à Nicolas SARKOZY.

Une question double se pose alors. Comment, et au profit de qui, cette thèse a-t-elle été imposée, avant même que l'instruction n'ait pu recueillir le moindre élément ?

Force est de l'admettre, Nicolas SARKOZY ayant été présenté en victime quasi unique, va s'imprimer l'idée que les listings transmis au Juge VAN RUYMBEKE ont été élaborés dans la seule perspective de le salir et de brider ses ambitions. Dans l'un de ses rapports, la DST ne manque d'ailleurs pas de souligner ce fait étrange : l'entourage de Nicolas SARKOZY s'est activé dans les médias pour revendiquer ce statut de victime alors que Nicolas SARKOZY n'avait jamais été mis en cause nominativement comme titulaire d'aucun compte, ni médiatiquement, ni judiciairement. Il faut rappeler qu'à l'origine, d'aucuns ont pu penser que c'était un familier de l'intéressé et non pas lui-même qui était visé.

Peu importeraient les thèses médiatiques, si elles n'avaient pas conditionné l'information judiciaire, jusqu'à en devenir un élément central.

Nul ne le contestera : toute l'instruction n'a été conçue que sur l'idée qu'il n‘y avait qu'une seule victime, et partant, une unique partie civile. Qu'importe si la falsification des listings a commencé dès février 2003, soit près d'un an avant que je n'aie été alerté sur CLEARSTREAM !

Qu'importe que d'autres hommes politiques de premier plan y aient figuré, dès 2003, sous leur véritable patronyme puisque les raisons pour lesquelles ils y apparaissent ont été jugées sans intérêt !

Qu'importe que Jean-Louis GERGORIN n'ait jamais évoqué les comptes NAGY et BOKSA avec le Juge VAN RUYMBEKE et que son premier envoi (qui devait dans son esprit être le dernier), consacré à la description d'un réseau uniquement industrialo-mafieux, ne les mentionnait guère plus !

En réalité, l'affaire a été instruite comme si les faits ne pouvaient être compris qu'à travers la rivalité de deux hommes politiques, l'un devenu l'emblématique victime, et l'autre, pour les besoins de ce scénario, le coupable idéal.

En effet, qu'est-ce qui justifie quarante et un tomes de procédure, plus de quatre mille deux cents cotes, dans une affaire de dénonciation calomnieuse ?
Qu'est-ce qui imposait des auditions marathon, peu compatibles, en ce qui me concerne, avec la maigreur des faits ?
Qu'est-ce qui légitimait cette mobilisation policière sans précédent dans ce type d'affaire ?
Qu'est-ce qui appelait la mise en branle inutile d'experts pour décrypter un CD ROM contenant mes archives personnelles ?

Rien, absolument rien, sinon cette évidence : la qualité d'une des parties civiles, seule considérée, et, par voie de conséquence, la nécessité de construire un coupable à sa hauteur.

Qu'on ne prétende pas le contraire. Qui pourrait sérieusement soutenir que la Justice aurait accordé à cette affaire une telle attention aussi disproportionnée, ciblée et pour tout dire sans précédent si, sur les listings, n'avaient figuré que des personnalités peu connues ?

Qu'on ne s'y trompe pas : quarante et un tomes de procédure n'ont pas pu combler le vide d'une construction qui ne repose sur aucun élément matériel sérieux et qui ne résiste pas à ses contradictions internes.


En voici quelques exemples topiques : le 9 janvier 2004, j'aurais indiqué que le Président de la République entendait que les services techniques de la Direction Générale des Services Extérieurs (DGSE) apportent leur concours au Général RONDOT dans le cadre de son enquête. Pourtant le Général, aussi obéissant et respectable fut-il, aurait pris immédiatement sur lui d'ignorer cet ordre et cela sans aucune conséquence !

Mieux encore, nous n'aurions eu de cesse, Jean-Louis GERGORIN et moi-même, d'insister pour que ces services techniques vérifient la fiabilité des informations recueillies par la source. Et cela serait bien entendu compatible avec l'intention délictuelle qui nous est prêtée !

Il faudrait encore croire, qu'ayant pour unique cible Nicolas SARKOZY, je n'aurais jamais invité Jean-Louis GERGORIN à centrer sur lui les courriers qu'il a adressés au juge.

Plus encore, animé d'un dessein très noir auquel j'aurais attaché la plus haute importance, je ne me serais pourtant jamais préoccupé de la suite donnée à ma prétendue instruction. Qu'on s'en souvienne : dans son récit incohérent, Jean-Louis GERGORIN serait revenu vers moi le 19 mai 2004, soit un mois, voire un mois et demi, après cette soi-disant instruction, non pas parce que je l'aurais convoqué mais parce qu'il aurait éprouvé le besoin de m'informer d'un élément nouveau ! Ce qui signifie implicitement mais nécessairement qu'en l'absence de fait nouveau, il ne serait pas revenu vers moi. C'est dire le peu d'intérêt que j'aurais ainsi porté aux suites de ma dénonciation !

Mieux encore, j'ai été mis en examen sur la foi du récit de Jean-Louis GERGORIN qui, ce même 19 mai, m'aurait vu « jubilant ». J'aurais en effet cru que la fermeture, un week-end ( !), de plus de huit cents comptes chez CLEARSTREAM, aurait été la conséquence de l'action du Juge VAN RUYMBEKE. Pourquoi, ceux qui veulent absolument croire à cette fable, ne tirent pas les conséquences de cette « jubilation » et n'en déduisent pas que celui qui « jubile » ignore nécessairement que les informations transmises au juge sont fausses ? Car s'il n'était pas de bonne foi, comment pourrait-il croire que l'action du juge a eu un impact sur des comptes inexistants ?

Avec le scalpel infecté du préjugé, on n'a retenu que ce qui permettrait de me mettre en cause dans les notes, carnets et abréviations du Général RONDOT, comme dans les déclarations successives de Jean-Louis GERGORIN pour occulter le reste, c'est-à-dire tout ce qui pouvait constituer des éléments à décharge susceptibles de contribuer à la pleine manifestation de la vérité. Construction schizophrène qui, au passage, fuit ces questions cruciales : le Général RONDOT, qui travaillait sur ce dossier bien avant qu'il ne soit porté à ma connaissance, n'avait-il pas intérêt à minimiser son rôle pour protéger au maximum son Ministère ? Quant à Jean-Louis GERGORIN, comme tout dans ce dossier en porte la marque, n'avait-il pas intérêt, à l'époque, à se servir de mon nom pour justifier ses initiatives personnelles et se couvrir ?

Je ne veux pas mettre en cause la bonne foi de Jean-Louis GERGORIN. Malheureusement, il est de ceux qui croient vrai tout ce qui va dans le sens de leurs obsessions. Il est celui qui a multiplié, seul, les initiatives. Seul, il a décidé de saisir le Général RONDOT, quand ce que lui transmettait sa source, selon lui, aurait été un sujet de crainte pour son entreprise qu'il n'a pourtant pas alertée. Seul, et sans en prévenir le Général RONDOT qui lui en a fait l'amer reproche, il m'a informé de cette affaire, estimant que l'enquête n'allait pas assez vite. Seul, il a décidé de voir un juge considérant que, malgré mon intervention, le Général RONDOT ne mettait toujours pas en œuvre les moyens nécessaires pour percer à jour ce système de corruption et de blanchiment auquel il croyait ardemment.

Plutôt que de s'attacher à cet aspect de la personnalité de Jean-Louis GERGORIN, on a préféré croire à une dénonciation calomnieuse plus qu'improbable consistant, pour ma part, à vouloir rester dans l'ombre, tout en lui demandant de se présenter à découvert devant un juge !

La simplification du préjugé, l'absence de toute analyse, conduisent ceux qui m'accusent à oublier cette question essentielle : puisqu'à les entendre, j'aurais donné instruction à Jean-Louis GERGORIN, à quel moment aurais-je su que les listings étaient faux ? Le Général RONDOT me l'aurait-il dit le 9 janvier ? Non. Jean-Louis GERGORIN s'en était-il ouvert à moi ? Jamais, puisqu'il s'est toujours présenté à moi comme convaincu de leur véracité.

En effet, le Général RONDOT n'est jamais revenu vers moi, en dépit de ce que soutient fallacieusement la synthèse policière ubuesque de ce dossier. Non seulement, je ne l'ai pas vu du 9 janvier au 19 juillet 2004, mais plus encore, il n'aura eu de certitude quant à la fausseté des listings qu'après son ultime vérification : un voyage qu'il a effectué en Suisse, fin juillet 2004, auprès des services secrets de ce pays. Sinon comment aurait-il pu, convaincu de la fausseté des listings, associer la source qui les lui a fournis à un autre dossier, extrêmement sensible, traité en collaboration avec la CIA ?

Mais tout cela, encore une fois, il faudrait l'oublier. Ne pas se poser les bonnes questions, ne pas remettre en cause un schéma préétabli, simpliste et caricatural. Tout élément non conforme à ce schéma d'accusation est ignoré et l'on en arrive à ce résultat inéluctable : la montagne a accouché d'une souris au terme d'une longue fuite en avant alors que toutes les accusations portées contre moi sur la place publique ont été les unes après les autres démenties : ainsi, il a d'abord été fait état d'un prétendu rapport de la DST, que j'aurais demandé à mon arrivée au Ministère de l'Intérieur, dont il a été démontré qu'il n'existait pas. De même, les perquisitions spectaculaires à mon domicile et à mon bureau n'ont servi qu'à monter en épingle le mystérieux DVD crypté qui s'est avéré n'avoir aucun lien avec l'enquête. Puis certains ont voulu voir un nouveau rebondissement dans la découverte d'un ordinateur à Beyrouth, mais là encore l'affaire a tourné court.

S'il faut en croire la synthèse policière, les listings comportant de nombreux autres noms, n'ont été transmis au juge dans un seul dessein : celui d'empêcher Nicolas SARKOZY d'accéder à la présidence de l'UMP ! Heureusement que le ridicule ne tue point. Si les policiers en sont réduits à ce scénario, c'est pour des raisons évidemment chronologiques.

En effet, en avril 2004, l'échéance présidentielle est lointaine. Trop pour que la dénonciation qui viserait Nicolas SARKOZY ne soit pas éventée dans un délai incompatible avec cette échéance. Il fallait donc en trouver une plus proche et tenir pour acquis que je ne voulais pas que Nicolas SARKOZY accède à la tête de l'UMP. Alors qu'en réalité j'en ai soutenu l'idée ! Cette reconstruction hasardeuse en dit long sur le crédit que mérite cette enquête.

Ainsi donc je n'ai jamais donné d'instruction à qui que ce soit de dénoncer quelque fait que ce soit dont il aurait été prouvé que j'en connaissais la fausseté. Le délit dont on veut me charger nécessiterait pourtant une preuve irréfutable de ce que j'aurais donné une instruction précise de dénoncer des faits que je savais faux. Ce délit est inexistant sur le plan juridique et il l'est tout autant sur un plan politique et médiatique.

Je vous remercie, Messieurs les Présidents, de l'attention que vous porterez à ces quelques réflexions au moment de décider de l'avenir de cette procédure. Je demande à mes avocats de bien vouloir vous inviter à en tirer toutes les conséquences juridiques. C'est l'objet de la note qu'ils élaborent et qui vous sera transmise dans les jours qui viennent. Il va sans dire que je n'ai rien à craindre d'un éventuel procès, bien au contraire.

Je vous prie de croire, Messieurs les Présidents, en l'assurance de mes sentiments distingués.


Dominique de VILLEPIN
par Takeda Tetsuya publié dans : Actualité française communauté : FU RIN KA ZAN
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Mardi 15 avril 2008


LA FRANCE A BESOIN DE CHABAL!

Sans illusion quant à ses chances de créer l'exploit vendredi, sur le terrain des Anglais de Sale, en ouverture des quarts de finale du Challenge Européen, Brive, bien que privé de plusieurs cadres laissés au repos, a offert une solide opposition aux Sharks, qui ont dû s'employer pour s'imposer (49-24). Il aura ainsi fallu que Sébastien Chabal montre la voie en inscrivant le premier des six essais de sa formation avant que le 3e ligne international ne sorte sur blessure, touché à un genou. Samedi, Montpellier et Castres n'ont également rien pu faire face à Worcester (36-26) et Newcastle (40-13).




Chabal blessé après un début de match tonitruant.

Chabal blessé après un début de match tonitruant.


Les Brivistes n'en espéraient sans doute pas tant. En déplacement vendredi dans la banlieue de Manchester sans plusieurs de ses cadres (Kinchaghisvili, Péjoine, Cohen, Davies), laissés au repos en vue du maintien qui reste encore à assurer dans le Top 14 pour les Corréziens, le CABC s'alignait donc avec une équipe largement remaniée et donc sans grandes ambitions. Au final, la performance réalisée par les joueurs de Laurent Seigne et Olivier Magne face à Sale, l'une des meilleures équipes anglaises et double vainqueur de l'épreuve, n'a non seulement rien de déshonorante mais, malgré l'élimination des Brivistes, elle est même de nature à redorer le blason des équipes françaises sérieusement terni depuis le début de ce Challenge européen avec 14 défaites pour 1 nul et une seule victoire...





Vendredi, l'équipe de Philippe Saint-André, emmenée par son All-Black Luke McAlister, très bon à l'ouverture, et qui s'alignait avec deux de ses quatre Français au coup d'envoi, les deux Sébastien, Chabal et Bruno, ne s'est pas franchement amusée. S'il a inscrit six essais, à la faveur notamment d'entame de périodes mieux maitrisées que son adversaire, le cinquième de la Premiership a durant une heure été contesté par des visiteurs accrocheurs et sans complexes, à l'image de ces quatre essais inscrits par Farid Sid, très tranchant pour son retour, Jean-Philippe Bonrepaux et Vickus Liebenberg, auteur d'un doublé. Une soirée compliquée pour Sale qui pourrait avoir perdu son bulldozer, Sébastien Chabal, pourtant auteur d'un début de match tonitruant avec à son actif le premier essai anglais. Mais le géant barbu, remplacé par l'Argentin a dû quitter ses partenaires peu avant la pause, touché à un genou. "C'est le ligament latéral interne qui semble touché. J'espère que ce n'est pas trop grave", a tenté de se rassurer l'international tricolore au micro d'Eurosport alors que se profile les échéances importantes de la fin de saison. "Ce n'est jamais le bon moment mais là c'est encore moins le bon moment."


par Takeda Tetsuya publié dans : Actualité française
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Mardi 15 avril 2008

Le Silence des Anneaux

Nombre d'intellectuels et d'hommes d'affaires partagent depuis des années la même couardise à l'endroit de la dictature libérale-communiste. Ce sont eux qu'il faut aussi interpeller aujourd'hui.




La suite dans Marianne 2

par Takeda Tetsuya publié dans : Internationnal communauté : FU RIN KA ZAN
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Mardi 15 avril 2008


Le "PONANT"...pas spécialement un bâteau de pauvres...



Au lendemain de ce succès, et au delà des considérations politiques, on peut déjà tirer quelques premières leçons militaires. Pour réussir une telle opération, il faut:

1) Des bateaux à la mer, et loin de nos côtes. Quatre "bateaux gris", le surnom des bâtiments de combat de la Marine nationale, étaient présents dans la région, avant que le crise ne se déclenche. L'aviso Commandant Bouan, la frégate Jean Bart, le pétrolier-ravitailleur Var (qui dispose d'importants moyens de commandement) et, de manière fortuite, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc. C'est l'avantage de disposer d'une flotte de haute mer, bien présente dans l'Océan indien. S'il avait fallu faire venir ces bateaux de Toulon, ils n'auraient pas encore rejoint Djibouti, à deux jours de mer de la zone d'action de vendredi. On peut avoir les bateaux les plus modernes du monde, s'ils ne sont pas là où l'on en a besoin et au moment où l'on a en besoin, ils ne servent à rien. La moyenne d'âge des quatre bateaux gris, mobilisés pour cette crise, est quand même de 27 ans.

 


L'hélicoptère de l'intervention : l'Alouette III de la Marine Nationale


2) Des avions et des hélicoptères.  L'opération de vive force contre les pirates en fuite est pour l'essentiel une opération aérienne. C'est un Atlantique 2 de patrouille maritime qui a repéré le véhicule des pirates et qui a coordonné l'action des hélicoptères. Six voilures tournantes avaient été mobilisées depuis quelques jours (trois antiques Alouette III, deux Gazelle de l'Alat pas si jeunes non plus et un Panther), un Puma étant arrivé par la suite. La moitié de ce parc aérien provenait de la Jeanne d'Arc, qui était en train d'effectuer sa croisière-école. C'est à partir d'un hélico qu'un tireur d'élite a stoppé le 4x4, c'est d'un hélico qu'ont débarqué les commandos et c'est en hélico que les pirates ont été transférés sur le Jean Bart. Enfin, la cinquantaine de commandos-marine et les gendarmes du GIGN (dont leur deux patrons) ont rejoint les bateaux, avec leur matériel (opération Tarpon) en provenance de Djibouti. Ils ont été parachutés en mer par des Transall, selon toute vraisemblance.

 

 


Commandos marine à l'exercice

 


3) De bonnes transmissions et, si possible, des forces prépositionnées. A partir de jeudi après-midi, l'affaire a été pilotée par l'Elysée (Etat-major particulier) et l'Etat-major des armées (CPCO) directement avec l'état-major tactique installée sur le Jean Bart qui était sur les côtes du Puntland. D'où la nécessité de moyens de communications sophistiqués. On peut également s'interroger pour savoir comment l'armée française aurait géré cette crise, si elle n'avait pas un pied à terre dans la région, avec sa base de Djibouti. Tout aurait été beaucoup plus compliqué, voire impossible.

 


Le béret des commandos Marine

4) Des forces spéciales, à la fois bien entraînées et raisonnables. En l'occurence, les commandos-marine et le GIGN. Dès vendredi 4 avril, les experts du Contre-Terrorisme Maritime ont fait savoir au Premier ministre qu'une reprise du Ponant par une action commando entrainerait des pertes parmi les otages. Cette hypothèse a donc très vite été exclue, sauf si la situation avait dérapé. La matière grise l'a emporté sur la testostérone. Vendredi 11 avril, les commandos-marine ont fait preuve d'un grand savoir-faire lors de l'action contre les pirates : coup au but d'un tireur d'élite pour immobiliser un véhicule et capture des six hommes au milieu de nulle part, pour les remettre à la justice.

Un beau cas d'école, sur lequel les experts de la RGPP et du Livre blanc ont intérêt à se pencher sérieusement.

par Takeda Tetsuya publié dans : Actualité française
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Mardi 15 avril 2008
FranceII



Les autorités somaliennes semblent avoir donné leur accord pour que les auteurs présumés de la prise d’otages du voilier de luxe Le Ponant soient jugés en France. Les six pirates somaliens seraient en effet attendus mercredi matin en France, transportés par un avion militaire. La question était loin d’être évidente, car le succès militaire français de l’opération "Thalatine" s’est très vite transformé en casse-tête judiciaire.

Le 11 avril, les forces spéciales françaises interceptent six des pirates qui tentent de prendre la fuite à travers le désert somalien. L’équipage a été libéré: ses membres arriveront sains et saufs à Orly trois jours plus tard. Les auteurs présumés sont, eux, mis aux arrêts sur un bâtiment de la marine nationale, le Jean Bart. Qui reçoit l’ordre… de faire des ronds dans l’eau en attendant que s’éclaircisse l’horizon diplomatique et judiciaire.

Pour les juristes, la compétence judiciaire de Paris ne se discute pas, puisque la prise d’otages commise à l’étranger visait un bâtiment et des ressortissants français, dont deux sont domiciliés dans la capitale. Une autre question semblait problématique: cet acte de piraterie relève-t-il d’une action terroriste, ce qui suppose une instruction puis un jugement devant une juridiction spécialisée, ou d’un "détournement de navire" accompagné de "séquestration"? Le parquet a tranché, lundi soir: il a ouvert une enquête préliminaire et opté pour la seconde option. Les six pirates risquent vingt ans de réclusion.

par Takeda Tetsuya publié dans : Actualité française
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  • : Sans aucune langue de bois, je vous propose de dire avec fermeté mais correction vos pensées sur l'actualité française et internationale. La ligne de pensée de ce blog est la République, Les fascismes bruns, néo-cons et rouges ainsi que les intégrismes religieux et sectaires seront pourchassés au travers de ces lignes et ce sans pitié. Mais le fascisme brun étant plutôt essoufflé depuis 1945, la charge est principalement dirigée vers les autres. Les articles sont en anglais et en français.
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