TIBET : Le GOULAG COMMUNISTE TOUJOURS EN PLACE

Publié le par Takeda Tetsuya

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PEKIN (Reuters) - Les autorités chinoises ont fermé l'accès à trois monastères au Tibet, rapportent des militants, après une série de manifestations dans cette région bouddhiste dont les revendications d'indépendance ont gagné en visibilité à l'approche des Jeux olympiques de Pékin.
 

Les manifestations, qui se sont propagées à des provinces chinoises habitées par des Tibétains, ont commencé cette semaine après des marches organisées dans le monde entier pour marquer le 49e anniversaire d'un soulèvement manqué contre le pouvoir communiste au Tibet.

"Les trois monastères sont fermés aux touristes", a déclaré International Campaign for Tibet, organisation basée à Washington, dans un communiqué, citant des voyagistes. "Il y a une atmosphère de peur et de tension accrues dans la capitale du Tibet."

Lundi, 500 moines du monastère de Drepung ont organisé une marche à Lhassa qui a ensuite été suivie par des actions menées par des moines dans les monastères de Sera et Ganden, dans les environs de la capitale tibétaine. Les forces de sécurité ont tiré des gaz lacrymogènes sur une des manifestations au moins, selon les médias.

DES MOINES EN GREVE DE LA FAIM

Le guide spirituel des Tibétains, le Dalaï Lama, s'est exilé en Inde après le soulèvement de 1959, neuf ans après l'invasion du Tibet par les forces chinoises.

Radio Free Asia (RFA), radio financée par les Etats-Unis, rapporte que des moines de Sera observent une grève de la faim, réclamant le retrait de membres des forces paramilitaires chinoises du monastère et la libération de moines arrêtés cette semaine.

Deux moines de Drepung sont dans un état critique après des tentatives de suicides, a rapporté RFA.

Le nombre de Tibétains arrêtés n'a pas pu être confirmé mais les organisations pro-Tibet disent qu'elles s'attendaient à des représailles gouvernementales.

"Il y a des signes montrant que les autorités ont lancé un processus d'enquête dans les monastères qui pourrait mener à des détentions et à des tortures", estime International Campaign for Tibet.

Human Rights Watch appelle la Chine, ainsi que le Népal et l'Inde, où des manifestations similaires ont eu lieu, à libérer les Tibétains arrêtés.

"Les manifestations pacifiques sont protégées par le droit international et local et elles devraient être autorisées, pas dispersées violemment", a déclaré Sophie Richardson, chargée du secteur Asie chez HRW, dans un communiqué.

LE DALAÏ LAMA DÉNONCE LE TOTALITARISME CHINOIS

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PEKIN (Reuters) - La langue, les coutumes, les traditions du Tibet sont en train de disparaître et les Tibétains vivent dans la peur de devenir une minorité dans leur propre patrie, déclare le dalaï lama dans un discours attendu lundi.

 

Dans ce texte, le chef spirituel en exil des Tibétains appelle la communauté internationale à faire pression sur la Chine pour que la liberté d'expression soit respectée lors des Jeux olympiques de Pékin.

 

Lundi marquera le 49e anniversaire du soulèvement de 1959 matée par l'Armée populaire qui précipita l'exil en Inde du dalaï lama, aujourd'hui âgé de 72 ans.

 

"La langue, les coutumes et les traditions du Tibet s'effacent graduellement", dit-il dans ce discours qu'il prononcera à Dharamsala, la ville du nord de l'Inde où il vit.

 

Les Tibétains, poursuit-il, "sont amenés à vivre dans un état de peur permanente, d'intimidation et de suspicion sous la répression chinoise (...) La répression continue de croître avec des violations nombreuses, inimaginables et massives des droits de l'homme, le déni de la liberté religieuse et la politisation des questions religieuses".

 

Conséquence de la politique de transfert de populations orchestrée par le pouvoir central, le nombre de non-Tibétains vivant dans le territoire himalayen ne cesse d'augmenter, réduisant les Tibétains à "une minorité insignifiante dans leur propre pays", continue-t-il.

 

"J'exhorte le gouvernement chinois à cesser immédiatement cette politique", poursuit le lauréat du prix Nobel de la Paix.

 

Evoquant les Jeux de Pékin, le dalaï lama rappelle avoir soutenu la candidature chinoise dès le début, niant les projets de sabotage et de troubles dont l'a accusé le principal responsable de l'administration chinoise au Tibet, Zhang Qingli.

 

Il attend néanmoins de ces olympiades qu'elles permettent une amélioration de la situation de la liberté d'expression, pendant et après la manifestation sportive.

 

"Le monde devrait explorer les moyens d'investir son énergie collective dans un changement positif continu en Chine lorsque les Jeux seront terminés", dit-il.


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Publié dans Internationnal

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