Auto-destruction

Publié le par Takeda Tetsuya

Extrait d’une réflexion du géopolitologue Alexandre Del Valle, auteur de plusieurs ouvrages, dont «le totalitarisme islamiste» et le «dilemme Turc».





L’affaire des Minarets suisses, comme avant elle les désormais célèbres “affaires du voile”, ou affaires des “caricatures de Mahomet”, sans oublier le discours du Pape à Ratisbonne en 2006, ont toutes en commun de relever de l’islamiquement correct, version la plus radicale et la plus nettement anti-occidentale du Politiquement correct.

On peut définir cette idéologie moderne invalidante comme un “système d’autodénigrement et de culpabilisation de masse”, un “virus collectif d’auto-destruction et d’auto-flagellation” qui a comme caractéristique, comme tous les virus, de prospérer sur un terrain favori. Ce terrain est en l’occurrence celui de la civilisation judéo-chrétienne, dont la plus belle des qualités - la propension à pratiquer l’autocritique, à reconnaître ses fautes collectives et individuelles, et à pratiquer l’introspection et l’altruisme - est devenue sa principale faiblesse, peut être même sa maladie mortelle, depuis que ce sentiment de faute judéo-chrétien a été subverti et retourné contre l’Europe et l’Occident “impérialiste”, coupables de tous les maux de la terre, dans le but de détruire son système de défense immunitaire et de provoquer une forme de suicide collectif expiatoire. En termes plus simples, si l’homme a par l’instinct de survie collective plutôt tendance à défendre son propre camp (Kipling disait: “my country right or wrong”), l’idéologie du politically et de l’islamically correctness, qui trouve cela obscène, renverse totalement ce principe de Kipling au profit du suivant: “notre camp a tort quoi qu’il fasse”, pour la bonne raison que l’Occident est mauvais par nature et coupable par essence, et qu’il doit répondre de ses fautes passées et présentes, dont les autres sont tous les victimes.

L’objectif du Politically correctness est en fait la destruction, ou plutôt l’auto-destruction du camp judéo-Chrétien-Euro-occidental dans toutes ses variantes (nations européennes, Amérique, Alliance Atlantique, Israël, Sionisme, etc), assimilé au Mal, et devant donc disparaître tôt ou tard dans une sorte d’expiation cathartique collective ou rédemption lugubre. Cette idéologie d’autodestruction et de haine de Soi (la haine de soi n’est pas plus louable que celle envers l’Autre) vise en fait à réprimer l’identité euro-occidentale-judéo-chrétienne - et elle seule - au nom de la lutte contre les “racismes”, contre “l’islamophobie” et contre toutes les intolérances, dont la faute n’incomberait de toutes façons qu’au peuple euro-occidental. D’où le fait que l’on parle des minarets suisses interdits mais jamais des lieux de cultes chrétiens ou hindouistes totalement interdits en Arabie saoudite ou au Pakistan. D’où le fait que lorsque la Turquie néo-islamiste et négationniste donne des leçons de morale au “club chrétien européen à propos du discours du Pape Benoit XVI, des caricatures ou des Minarets suisses interdits par référendum, aucun leader européen n’ose rappeler au Premier ministre Recep Taiyyp Erdogan que, dans son pays, non seulement de nombreuses églises orthodoxes, protestantes ou catholiques sont interdites, fermées ou transformées en mosquées, mais on tue régulièrement des Chrétiens, dont des prêtres et des pasteurs, puis on continue à nier le premier génocide du XXème siècle, celui des Chrétiens arméniens et assyro-chaldéens…

Publié dans Internationnal

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