Vue de la prison de la Santé (photo), où est incarcéré Julien Coupat (Reuters)
Une nouvelle demande de remise en liberté de Julien Coupat, incarcéré depuis six mois
dans l'enquête sur des sabotages de lignes TGV à l'automne 2008, a été rejetée mardi 12 mai par la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris,
a-t-on appris auprès de la défense.
Son avocate, Me Irène Terrel, avait fait appel d'un nouveau refus du juge des libertés et de la détention (JLD), appel que la chambre de l'instruction a rejeté
mardi. C'était la quatrième demande de remise en liberté formulée par le jeune homme.
Le 13 mars dernier, la chambre de l'instruction avait refusé la libération de Julien Coupat, détenu à la maison d'arrêt de la Santé depuis sa mise en examen au
mois de novembre. Depuis, Me Terrel a décidé de placer la défense sur le terrain politique. Le parquet général s'oppose toujours à sa libération.
"Cellule invisible"
Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté lundi soir à Limoges (Haute-Vienne) en soutien
à Julien Coupat, qui reste le seul détenu de ce dossier dans lequel neuf personnes sont mises en examen, notamment pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise
terroriste".
Sur les neuf mis en examen dans ce dossier dont la qualification terroriste fait débat, cinq sont soupçonnés d'avoir participé à des actes de
malveillance ayant visé la SNCF. Proches de la mouvance qualifiée d'anarcho-autonome par la police, ces personnes sont suspectées d'avoir formé une "cellule invisible".
Soupçonné d'avoir commis des dégradations à caractère terroriste qui ont perturbé le trafic TGV en octobre et novembre 2008, Julien Coupat reste le seul en
détention parmi les neuf personnes mises en examen dans cette enquête. Le 2 décembre dernier, la chambre de l'instruction avait ordonné la remise en liberté de trois proches de Julien Coupat.
Sa compagne, Yldune Lévy, a quitté la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis le 16 janvier. (Nouvelobs.com avec AP)