FILLON se prend pour de Gaulle

Publié le par Takeda Tetsuya


François FILLON n'oubliant pas ses fidélités Gaulliennes repasse les plats du "Vive le Québec Libre" lors de sa visite au Canada. Au grand déplaisir du quotidien de langue anglaise The GLOBE (Voir l'article original ci-dessous) et à la satisfaction générale du côté de amis Québequois. Encore un qui va se faire souffler dans bronches en revenant à Paris. Décidémént, le roi de l'Élysée est mal secondé....


"Flirting with de Gaulle

July 5, 2008
Amid the festivities this week in Quebec City, there was a sour note. Conjuring up unpleasant memories of Charles de Gaulle's visit to Montreal 41 years ago, French Prime Minister François Fillon needlessly and recklessly waded into issues of national unity that are none of his business.
Mr. Fillon was not nearly as brazen as Mr. de Gaulle, who famously helped ignite the sovereignty movement with his "Vive le Québec libre" proclamation from the balcony of Montreal's City Hall. But in his remarks at Quebec City's 400th anniversary celebrations, he approvingly cited the iconic president's speech - fondly recalling how "a great historic voice" had "pulled Quebec out of its hibernation."
Although Mr. Fillon did not quote Mr. de Gaulle directly, his words were greeted with predictable enthusiasm by Parti Québécois Leader Pauline Marois. No doubt, Ms. Marois was equally pleased by Mr. Fillon's performance earlier in the day, when he made a joint statement with Premier Jean Charest concerning a manpower mobility agreement between France and Quebec. Four times, Mr. Fillon referred to Quebec as a country - including referring to "your country, Mr. Premier" and speaking of an agreement "between two francophone countries."
His words will not have anything resembling the impact of Mr. de Gaulle's. Today's political climate in Quebec and nationwide is dramatically different from that of 1967, and Mr. Fillon carries nowhere near the international weight of Mr. de Gaulle. Nor were his remarks nearly as pointed; a day later he was already backtracking, insisting somewhat dubiously that he had not meant pays ("country") in the manner it was interpreted. But even if the damage is limited to throwing a day's celebrations off track, his conduct was a severe breach of diplomatic protocol.
Mr. Fillon could usefully learn from his country's president. In May, honouring the efforts of Canadian soldiers during the Second World War, Nicolas Sarkozy appropriately signalled his respect for our country. "You know, we are very close to Quebec, but I want to tell you, we also love Canada very much," he said, speaking in Normandy alongside Governor-General Michaëlle Jean. "Our two friendships, our two loyalties don't oppose each other. We will take them and turn toward the future so the future of Canada and France becomes the future of two countries, that are not only allies, but two friends."
It is a pity that Mr. Fillon did not show similar respect. He need not have reiterated his president's kind words, but nor should he have contradicted them."

Commentaires

François Fillon accusé de «grave entorse au protocole diplomatique» AFP

 
Après la visite officielle de François Fillon outre Atlantique pour le 400e anniversaire de la fondation de Québec, son allusion au «Vive le Québec libre» du général de Gaulle a été qualifiée samedi de «grave entorse au protocole diplomatique». C’est écrit dans l’édito du quotidien «The Globe and Mail».

En rappelant le souvenir «déplaisant» de la visite du Général Charles de Gaulle, il y a 41 ans «M. Fillon s'est mêlé inutilement et imprudemment de questions d'unité nationale qui ne le concernant en rien», a fulminé le journal. Cerise sur le gâteau, le Premier ministre français a également qualifié de «pays» la province francophone du Québec, maladresse impardonnable selon «The Globe and Mail».

Les autres titres canadiens le prennent moins à coeur

Toute la presse canadienne n’est pas si sévère envers François Fillon. Le quotidien québécois «Le Devoir» juge en revanche qu’il a «fait ce qu'il fallait pour dissiper les incertitudes qui ont pu exister ces derniers mois», sur les relations entre la France et le Québec. Le quotidien «La Presse» a traité l'affaire avec humour, en rappelant que Fillon n'était pas «le premier politicien français à se prendre les pieds dans les lys du tapis des relations France-Canada-Québec».

La phrase qui fâche


François Fillon avait évoqué indirectement, mais clairement, la célèbre formule du général de Gaulle lors du 400e anniversaire de la fondation de Québec jeudi, déclarant: «le fait français ne s'est jamais éteint en Amérique. Voilà quarante ans qu'une grande voix, une voix historique l'a tiré - pour reprendre un mot qui vous appartient- de son hivernement dans l'esprit de nos compatriotes».

La déclaration du général de Gaulle, qui avait ulcéré Ottawa et donné une impulsion au mouvement pour l'indépendance du Québec, demeure un sujet sensible au Canada, de même que la question de l'unité du pays.

Publié dans Actualité française

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