Manifeste contre la destruction de la Nation Française

Publié le par Takeda Tetsuya



ci-dessus, une affiche qui sent la propagande de jean Monet



Il s'agit d'une part de l'action, volontairement conduite dans une grande discrétion, d'hyper puissants groupes de pression anglo-saxons au service de la volonté hégémonique américaine. Ils portent des noms que leur discrétion rend peu connus des opinions publiques, le Bilderberg, le Council for Foreign Relations et la Trilatérale, sociétés d'initiés démultipliées au niveau international en de nombreuses ramifications. Leur puissance provient de ce quelles se sont patiemment constituées en attirant à elles un nombre considérable de personnalités disposant d'importants pouvoirs de décision dans la plupart des domaines de l'activité humaine et de ce qu'elles disposent d'une capacité financière considérable. Leur prétention est d'instaurer la paix mondiale par un enrichissement généralisé, procuré par une totale liberté des activités économico-commerciales. Ces sociétés ont infiltré de nombreux gouvernements, ceux en particulier des Etats Unis, au point que certains observateurs les considèrent comme constituant un gouvernement fantôme de ce Pays. Bien évidemment elles sont présentes au sein des organismes présidant à la formation de l'Union Européenne. Jean Monnet était issu de leurs rangs.
Selon les dirigeants de ces sociétés d'influence, le cloisonnement du monde en Nations provoque  des entraves insupportables à l'épanouissement des relations économiques et commerciales, créatrices de richesses. Il convient donc de supprimer les Nations et tout particulièrement en Europe quoique la réalisation de l'Union constitue peut-être aussi une menace à l'encontre de la prééminence anglo-saxonne.
Ignorant superbement le fait que le libéralisme sans contrôle entraîne l'incessant élargissement du fossé entre les détenteurs de richesse et ceux voués à la pauvreté, ils persistent à vouloir l'imposer. A ce titre, sous leur impulsion, l’Union Européenne en voie de constitution traite avec les organisations régionales et les grandes entités économiques au détriment des structures nationales.
Au demeurant, l'orientation dominante vers une constitution de l'Union Européenne, privilégie pour l'heure une organisation fédérale. De la sorte, la souveraineté ne se partageant pas, les Nations, dépourvues de la responsabilité de décider de leurs politiques monétaires, économique, diplomatique, de sécurité et de défense, seraient réduites à devenir semblable à ce que sont les Etats au sein des Etats-Unis d'Amérique ou à ce que sont les cantons helvétiques. La France aurait ainsi cessé d'exister, démantelée en un groupe de régions noyées dans un ensemble dépourvu de ce rayonnement culturel et humain qui fait la grandeur de notre Nation.
Il est intéressant d'observer que, pour ce qui les concerne, les Etats Unis d'Amérique qui ont fédéré des populations jeunes, manifestent un puissant sentiment nationaliste. Il semblerait donc que ce ne soit pas le peuple américain qui inciterait au démantèlement des nations européennes, mais les banquiers et les puissants hommes d'affaires instigateurs des influents groupes de pression dont il vient d'être question.

Une autre redoutable menace pèse de façon concomitante sur la survie de notre Nation. Il s'agit de l'insidieux développement d'une idéologie dérivée du marxisme, enfantée par un révolutionnaire italien, mort en 1937, Antonio Gramsci. Cette idéologie, « l’Ordine Nuovo » (l’Ordre Nouveau) vise à détruire de l'intérieur toute société n' adhérant pas au communisme collectiviste et à la prééminence de l'Etat sur les libertés individuelles. Son principe d'action apparaît lumineux. En régime démocratique la détention du pouvoir relevant de l'expression électorale de la volonté des citoyens, sa prise de possession relève donc du contrôle des intimes convictions de ceux-ci, c'est à dite de leur façon de penser. Le pouvoir est donc promis non pas à ceux qui parviennent à contrôler les moyens de production, ainsi que le préconise l'orthodoxie marxiste, mais à ceux qui maîtrisent l'activité culturelle, formatrice des opinions publiques. D'autre part, Gramsci précise que la destruction des sociétés libérales repose sur celle des trois piliers majeurs sur lesquels repose leur force et leur cohésion que sont la Nation, la religion et la famille.
Or l'observation de notre société montre l'état d'avancement de la stratégie gramciste. L'ensemble des moyens d'action sur les esprits de nos concitoyens : l'Education Nationale, les médias, le monde des arts et des lettres sont entre les mains d'idéologues ayant une sensibilité dite de gauche, c'est à dire acquis aux idées de Gramsci. Dans leur inconscience, leurs opposants, les tenants du libéralisme, négligeant les activités culturelles ont préféré se consacrer au contrôle des moyens de production de richesse. Le résultat s'impose à l'observation, les enseignants, les artistes de toutes disciplines adhérent à une sensibilité de gauche et, de leur aveu même, près de 90% des informateurs de notre Pays, artisans quotidiens de la formation de l'opinion, s'honorent d'adhérer à ce courant de pensée. Ainsi l'idéologie de gauche a-t-elle pu s'approprier l'exclusive de toutes les grandes vertus humaines, détenir l'essentiel du pouvoir de former l'opinion, ouvrant la voie aux entreprises de démantèlement des piliers de soutien de notre société libérale.
 C'est ainsi que la cellule familiale, clé de voûte de toute organisation sociale, subit une telle dégradation que son utilité même est mise en question. L'engagement initial à l'origine de sa constitution est de plus en plus dévalué, sa dissolution est facilitée, les moyens financiers mis au service de son existence sont délibérément réduits et, comble du mépris à son encontre, une caricature de cellule familiale authentique a été légalement mise en place consacrant l'union contre nature de deux êtres de même sexe, c'est à dire vouée à la stérilité. Quant à l'importance de l'enfant, élément majeur, cœur de toute famille en ce qu'il représente le prolongement vers l'avenir de la société, des lois sociales initialement inspirées par des considérations humanitaires telles celles concernant la contraception ou l'avortement ont été dénaturées par de démagogiques concessions à l'exclusive facilité matérialiste de vivre. Il en est résulté une suicidaire implosion démographique. Il est dramatique de constater qu'aucun de nos grands responsables politiques ne semble avoir conscience qu'elle équivaut à l'arrêt de mort à moyen terme de notre société.
La religion, pour ce qui la concerne, connaît une phase de décadence qui relève en fait pour une bonne part des toxines propres aux conditions de  vie des sociétés de consommation. Le clergé du fondement judéo-chrétien de notre civilisation, pour sa part, s’est laissé entraîner par le courant laxiste engendré par ces toxines. Cependant, qu'elle soit dialectique ou ne le soit pas, la dominante matérialiste de notre époque engendre aussi un anti-spiritualisme sous-jacent à la plupart de nos activités culturelles. Une forte espérance demeure cependant en ce domaine, ne serait-ce qu'en raison du fait que depuis le début de l’histoire de l’humanité, l'homme n'a jamais pu se satisfaire de la réduction de sa  nature à la seule dimension matérielle.  De tous temps la voie de l'esprit, une vie spirituelle, lui est apparue indispensable. Les générations, montantes le manifestent aujourd'hui puissamment, au risque de s'égarer parfois dans les impasses de sectes ou de paradis artificiels.
Quant à la Nation, de graves menaces pèsent sur son avenir. Outre les atteintes dont elle est l'objet de la part des groupes de pression anglo-saxons dont il a été précédemment question, elle est victime d'un courant culturel méprisant. Le patriotisme ne relèverait que de sentiments passéistes, rétrogrades. Le déferlement de la vague d'égocentrisme propre aux facilités d'existence procurées par les progrès scientifiques et techniques a fait du dévouement à la collectivité dont s'alimente le service de la Patrie et l'esprit de défense, un besoin inopportun, inutile. La génération présente serait incapable de manifester les qualités d'abnégation et de sacrifice dont firent preuve les combattants de la grande guerre de 1914/1918. Les enfants formés par les hussards noirs de la République ont cessé d'exister. De surcroît la rupture du lien entre l'Armée, qui, par nature, a conservé le culte du dévouement au Pays, et le restant de la Nation, n'a rien fait pour compenser cette carence de patriotisme. Sa fibre ne se manifeste actuellement que sur les stades, mais sans doute faut-il souhaiter que l'indispensable amour propre national, n'ait plus à se manifester sur un champ de bataille.
Alors, confrontés à un tel constat alarmant, qu’est-il possible de faire ? La première nécessité est sans aucun doute de conforter la conscience du caractère impératif de préserver l'existence de notre Nation. Elle constitue le cadre de vie qui regroupe nos goûts, nos usages, nos habitudes communes. C'est le cadre culturel qui donne son sens à notre existence quotidienne. Tous les hommes de la planète ne vivent pas de la même façon. En Europe même les habitants des Pays du Nord qui bordent la mer baltique, encore marqués par la rémanence de la puissante Confédération Hanséatique qu’ils formèrent jadis, ont une identité nationale différente de celle des citoyens de cette Europe danubienne ouverte vers le monde slave et sur laquelle veille jalousement l'Allemagne. Quant à l'esprit gréco-latin de nos pays qui bordent la Méditerranée, il a conféré à notre façon de vivre un genre qui ne peut se confondre avec celui des populations demeurant dans des contrées plus austères. Toutes ces identités nationales sont respectables, peuvent cohabiter mais demandent à être respectées en n'étant pas confondues. De surcroît non seulement nous avons des spécificités à préserver mais encore des intérêts particuliers à défendre.
Trop de nos concitoyens ont consenti le sacrifice de leur vie au service de notre Pays pour qu’il soit soudainement tenu pour inutile et que sa disparition puisse se faire dans l'indifférence générale. Ce serait odieusement trahir leur mémoire. Tous ceux qui dorment dans les grands ossuaires de Notre Dame de Lorette ou de Douaumont pourraient faire trembler d'indignation le sol de leurs tombes et ceux qui veillent sur l'entretien de leurs sépultures seraient en droit de changer sur leurs croix tombales l'inscription « mort pour la France » en « mort pour rien ». Est-ce imaginable ? Ce d'autant que de fortes raisons d’espérer demeurent. Les trois piliers visés par les adversaires de notre société ne semblent pas prêts de s’effondrer. La famille, quelque malmenée qu’elle soit par les lois et règlements politiciens actuels, a pour elle toute la force de l'amour, éternel garant de la solidité des liens qui peuvent unir des êtres humains, La religion manifestera toujours le permanent et profond besoin de l'homme d'accéder à la vie de l'esprit. Quant à la menace qui pèse sur la survie de la Nation, provenant des manœuvres anglo-saxonnes dans le cadre de la formation de l'Union Européenne, elle ne s'est pas encore concrétisée par l'adoption d'une Constitution européenne. Sans entrer dans le débat qui sépare fédéralistes et souverainistes il est certain qu’une conception d'Union respectant l'identité nationale de chaque partie prenante demeure envisageable. La Grande Bretagne pour ce qui la concerne a manifesté la volonté de sauvegarder la sienne. En France il n'est pas exclu qu’un authentique homme d'Etat, délaissant les stériles joutes politiciennes ait, quelque jour prochain, la lucidité et le courage de dénoncer l'inacceptable dérive actuelle de notre situation communautaire.
Est-il en effet tolérable que les USA puissent tenir l'Europe en tutelle par l'entremise de l'OTAN, aidés en cela par la Grande Bretagne ? Pouvons-nous en outre tacitement accepter que l'Allemagne mette en place les moyens de sa domination au sein de l’Union ? Or elle a obtenu à Nice de disposer de 27 parlementaires de plus que les autres grandes nations, la France, l’Espagne, et l’Italie, se donnant ainsi la possibilité d’exercer au sein du parlement dont elle entend valoriser le rôle, une place déterminante. Par la voix de son gouvernement, elle demande même que la Commission soit transformée en gouvernement de l’Europe, que son président soit élu à la majorité qualifiée, ce qui grâce à son influence sur les pays de l’Est en instance d’admission, conforte sa capacité de suprématie. Elle propose encore que le conseil des ministres, qui permet aux nations de pouvoir faire entendre leur voix, soit réduit à une sorte de sénat n’ayant qu’un rôle consultatif. En quelque sorte, l’Allemagne propose de faire de l’Union Européenne une fédération soumise à son influence qui aurait ainsi perdu le caractère égalitaire voulu par les pères fondateurs de l’Europe. Il apparaît donc nécessaire que les nations riveraines de la méditerranée fassent valoir leur fraternité qui permit durant des siècles à l’Europe de donner au monde un modèle de civilisation à l’échelle humaine qui s’oppose au matérialisme mercantile des technocrates américains. L’alliance franco-allemande vient de démontrer ses limites. La solidarité des Nations méditerranéennes, riche de leur inspiration  paraît en mesure de proposer aux Nations européennes un destin plus empli d’humanisme. Il semble en touts cas exclu que des Nations telles que la France, l’Italie et l’Espagne puissent renoncer à ce qu’elles sont en fait : de riches collectivités humaines profondément attachées à de féconds sédiments culturels spécifiques. Des projets de constitutions européennes ont été envisagés, d’autres le seront encore. Mais il ne paraît pas concevable que la solution qui sera retenue puisse provenir d’une entente entre technocrate, trop souvent hermétiques à la primauté du facteur humain, quelle que soit l’importance que leur confèrent leurs responsabilités gouvernementales.

Général Paul Arnaud de Foïard +

Publié dans Actualité française

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