19 mars : L'imposture de la FNACA

Publié le par Takeda Tetsuya





HISTORIQUE DE LA F.N.A.C.A.

En 1958 se constituait une Fédération Nationale des Anciens d'Algérie, regroupant l'Association des Anciens d'Algérie, animée jusque-là par Jean-Jacques Servan-Schreiber, le Groupement des Rappelés et Maintenus, de tendance socialiste et l'Association Nationale des Anciens d'Algérie, créée à l'initiative du Parti Communiste Français. Comme dans toutes les coalitions où ils s'introduisent, les communistes prirent immédiatement le contrôle effectif de la nouvelle fédération qui se transforma bientôt en FNACA (Algérie -Tunisie et Maroc) publiant un mensuel : "L'Ancien d'Algérie".
    Les élus et députés du PCF, leurs revues et publications s'empressèrent de lui donner un soutien si ostensible qu'il aurait dû éveiller la méfiance des anciens combattants non-engagés politiquement. Forte de ses appuis politiques, la FNACA allait se prétendre "la seule organisation spécifique" de la 3ème génération du feu et proclamer trop haut et trop souvent son "apolitisme" avec une obstination excessive! Comme dans toutes les associations cryptocommunistes, le président n'est pas adhérent au parti (mais il est le seul au bureau national)



    Le travail en profondeur, les contacts politiques, les noyautages patients et méthodiques, l'implantation rigoureuse, sont l’œuvre de militants confirmés, occupant les postes-clés. Certains dont l'appartenance politique était par trop voyante démissionnèrent. Ce fut le cas pour Jean-Claude CITERNE, ancien Secrétaire général adjoint, candidat du PCF dans le Val de Marne, qui: "... se démit de ses fonctions de permanent pour ne pas permettre à nos ennemis de porter des attaques insidieuses contre notre Fédération." (cf. "L'Ancien d'Algérie" de mars 1970).
    Nul ne peut ignorer qu'un adhérent du PARTI, où qu'il se trouve, est tout d'abord un MILITANT et a pour tâche de coordonner ses activités en fonction de l'axe politique du PCF (et de celui de MOSCOU jusqu'à la chute de l'Empire Soviétique). Il serait enfantin d'affirmer que tous les membres de la FNACA et même que chaque président de comité local soient des marxistes convaincus : ce sont plutôt des "abusés" (selon Lénine : des idiots utiles). Les organisations de masse, courroies de transmission du PC constituent un "vivier" à la disposition des dirigeants parisiens qui y "pêchent" les éléments susceptibles de les servir de façon plus ou moins innocente ou de constituer de futurs militants. Comment ces principes trouvent-ils leur application au sein de la FNACA? En premier lieu grâce à l'efficacité de leur action.


rembarquement du 6e RPIMA

    La FNACA réclame sans désemparer la carte du Combattant pour tous les anciens d'AFN, même dans les cas les plus "limites". Cette exigence peut paraître légitime, mais elle est souvent formulée sous forme de "revendication" et non de reconnaissance d'un droit ! Les moyens employés ressemblent souvent aux méthodes syndicales extrêmes: complices politiques infiltrés dans les offices gouvernementaux, pétitions adressées aux Préfets, campagne de signatures à la sortie des usines, utilisation d'arguments spécieux (nombre des victimes de conflits démesurément outré, etc.)
    Il convient alors de faire"authentifier" les faux arguments en les répétant à outrance: ce qui est une méthode totalitaire bien connue. L'exemple le plus marquant du "mensonge matraqué" a été la Répétition à l'infini du slogan: le 19 mars 62, fin de la Guerre d'Algérîe! D'autre part il faut noter que s'ils feignent de s'apitoyer sur les "cas sociaux" et les victimes militaires de la guerre d'Algérie, ces mêmes dirigeants veulent ignorer les enfants déchiquetés par les bombes du FLN, les harkis empalés ou ébouillantés, les pieds-noirs égorgés après le 19 mars 1962 Après la SALE GUERRE d'INDOCHINE, la SALE GUERRE d'ALGERIE L'Ancien d'Algérie consacre ses pages aux comptes-rendus des activités des comités et aux polémiques du Bureau National avec le secrétariat d'Etat aux anciens combattants.
    Les informations sociales et juridiques, les extraits des interventions parlementaires concernant la législation des A.C. d'AFN complètent les colonnes du mensuel. Il n'y est jamais question d'esprit civique, de fierté nationale, de traditions, de respect de la parole donnée, toutes ces vertus simples qui constituent l'armature solide de la société et de la Nation Nulle part il n'y est mentionné, ni même évoqué, la mission pacifique de nos Armées. On y cherche en vain des rappels, des souvenirs, un écho concernant : les chantiers ouverts, les écoles construites, le rôle des jeunes appelés instituteurs, les soins prodigués dans les dispensaires, les marchés créés, les équipes médico-sociales itinérantes, les musulmans toujours plus nombreux à se rassembler à l'abri de nos SAS, à envoyer leurs enfants s'instruire à l'école.
    Rien de tout ce qui a fait de notre combat une guerre "pas comme les autres" et qui lui a donné ses lettres de noblesse. Il ne faut surtout pas que les lecteurs, se souvenant de leurs victoires, petites ou grandes, en tirent fierté et risquent de demander des comptes à ceux qui n'ont jamais arrêté de les bafouer puis de les trahir. A ceux qui, à l'époque, étaient les porteurs de valises du FLN, ou les déserteurs, voleurs et fournisseurs d'armes à l'ennemi : un certain aspirant Maillot, vous en souvient-il? A l'exemple de la "sale Guerre d'Indochine", ces gens si longtemps fidèles à Moscou veulent maintenant imposer l'image de la "sale guerre d'Algérie". A l'assemblée générale du Jura, le 12 mars 1972, Yvan COUTON, délégué du bureau national de la FNACA, déclarait déjà: "il faut affirmer que nous avons participé à une sale guerre et pour cela tous les moyens sont bons, notamment l'exploitation politique d'excès isolés, inhérents à tous conflits et délibérément grossis par la propagande" Depuis que les événements du maintien de l'ordre sont devenus légalement la "Guerre d'Algérie", et que les porteurs de valises complices du FLN, les traîtres, les déserteurs, les coupables "d'intelligence avec l'ennemi" craignent de comparaître un jour devant un tribunal appliquant, à la lettre, le Code de Justice Militaire (où la peine de mort n'est pas abolie), l'offensive antimilitariste a atteint des sommets : il n'est plus question que des crimes, des tortures, des viols commis par nos Armées en AFN.
    Ce qui permet de passer sous silence les égorgements du FLN durant le conflit et le génocide de nos harkis désarmés et de leurs familles perpétré après le "cessez-le-feu" unilatéral de 1962, ainsi que le sort funeste de milliers de nos compatriotes soumis à la barbarie avant d'être "portés disparus". Cette perversité à dévoyer les sentiments les plus nobles atteint son point culminant à chaque anniversaire du 19 mars 1962 : la FNACA invite ses comités à commémorer le "cessez-le-feu", au nom de la Paix (au même titre que le 11 novembre ou le 8 mai) et presse les communes Françaises à pavoiser, jouant cyniquement sur l'aspiration profonde à la Paix de tout véritable ancien combattant.
    Elle use et abuse de ce mot, comme les communistes l'ont toujours fait, pour couvrir tous les abandons, tous les crimes. Il ne faut plus laisser exploiter la candeur de beaucoup d'anciens d'Algérie qui ignorent qui sont leurs vrais dirigeants parisiens de la FNACA et sont abusés par ceux-là mêmes qui, depuis de longues années, suivent la consigne antimilitariste de Jacques DUCLOS en "TRAVAILLANT à la DÉFAITE de L'ARMÉE FRANÇAISE PARTOUT où ELLE SE BATIT" Les chiffres officiels des pertes en Algérie La FNACA annonce 30 000 morts âgés de 20 ans dans nos forces en AFN, sous-entendu- 30 000 jeunes Français du contingent.
    Or en réalité il y a eu 23 196 morts. (1247 au Maroc, 665 en Tunisie, 23 196 en Algérie). Sur les 23 196 morts en Algérie de 1954 à 1962, il y a eu 11 915 appelés et 11 281 militaires d'active. De même, les 300 000 blessés annoncés par la FNACA, n'ont été en fait que 70 637 en AFN. (7 041 au Maroc, 3 408 au Tunisie, 60 188 en Algérie).
    Il n'y a pas eu 3 000 000 de Français qui ont combattu en AFN, mais 1 747 927 dont 1 343 000 appelés et rappelés pour 404 927 d'active, ce qui fait environ 50 % de moins que le décompte de la FNACA. appelés et rappelés active Maroc 120 163 43 590 Tunisie 121 257 43 792 Algérie 1 101 580 317 545 Par rapport à l'effectif ayant servi en Algérie de 1954 à 1962, les morts d'active représentent un pourcentage de 3,55 contre 1,08 pour les appelés et rappelés, alors que les tués au combat ou par attentat en Algérie se chiffrent à 12 954 (7 349 appelés et rappelés, 5 605 d'active).
    En revanche la FNACA ignore les milliers de victimes de l'après-19 mars 62 : plus de 150 000 supplétifs, harkis et familles, 25 000 Français d'Algérie, dont 3 500 à Oran pour la seule journée du 5 juillet 1962 et 317 soldats du contingent, capturés, désarmés puis égorgés et "portés disparus"! Ceci ne vous rappelle-t-il pas que le PCF se targuait, en 1945 d'être le parti des 76 000 fusillés alors que dans toute la Résistance le chiffre officiel des fusillés par les Allemands est de 7 250!


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