IRAK : Les Sadristes tiennent le pavé !

Publié le par Takeda Tetsuya





AFP LE FIGARO . Le chiite Moqtadar Sadr a appelé, samedi, ses miliciens à ne pas remettre leurs armes au gouvernement. Les combats, qui ont commencé mardi à Bassorah et Bagdad, se sont étendus à Kerbala et ont fait plus de 300 morts. Pas d'accalmie en vue à Bassorah, épicentre des combats qui opposent l'armée régulière irakienne et les miliciens de l'armée de Madhi du jeune chef radical et anti-américain Moqtada Sadr. Moqtadar Sadr a appelé samedi ses partisans à refuser de rendre leurs armes, comme l'exige le premier ministre Nouri al-Maliki qui offre jusqu'au 8 avril des récompenses en échange des armes lourdes et moyennes que possède la population.
    Nouri al-Maliki a répété, samedi, être déterminé à poursuivre son offensive contre les miliciens chiites de Bassorah, jusqu'à ce qu'ils soient «punis». Les hommes de l'armée de Madhi « sont pires que les extrémistes d'al-Qaïda », a-t-il souligné. Les affrontements, qui ont commencé mardi à Bassorah importante ville pétrolière du sud de l'Irak et poumon économique du pays, et dans le quartier populaire de Sadr City à Bagdad, ont fait plus de 300 morts et des centaines de blessés - en majorité des rebelles assure le pouvoir- et se sont étendues samedi à la ville sainte de Kerbala.
    Le mouvement de Moqtadar Sadr, farouchement opposé à l'occupation américaine, accuse Maliki d'être à la solde des Américains, et demande qu'il démissionne. Le mouvement sadriste, qui bénéficie d'un grand soutien populaire, souhaite aussi que lui soit réservé plus de pouvoir, mais le gouvernement refuse le maintien d'une organisation paramilitaire qu'il ne contrôle pas. Les habitants menacés de pénurie d'eau Pour la troisième fois depuis vendredi, l'aviation américaine est venue en renfort des troupes irakiennes et bombardé, samedi, le nord de Bassorah, fief présumé des miliciens.
    A Bagdad, un couvre-feu est en vigueur pour la deuxième journée consécutive, et jusqu'à dimanche matin. Les artères de la ville sont désertes. La «zone verte» de la capitale irakienne, qui abrite le gouvernement irakien et l'ambassade des Etat-Unis a été la cible répétée de roquettes et de tirs de mortier. Au moins deux officiels américains ont été tués dans ces explosions ainsi que deux gardes du corps du vice-président sunnite Tarek al-Hachémi. Aussi bien les habitants de Sadr City, bastion de Moqtada Sadr, que ceux de Bassorah sont désormais menacés de pénuries d'eau et de nourriture. Ces combats adviennent alors que se préparent des élections locales, en octobre, pour désigner les responsables des provinces qui bénéficieront d'un large pouvoir et d'importants moyens financiers. .

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